Arctique canadien : les Inuit du Nunavut signent une entente sur la gestion de quatre rivières

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L’organisme inuit Nunavut Tunngavik Inc. a conclu mardi une entente avec les gouvernements du Nunavut et du Canada qui porte sur la gestion et la conservation de quatre rivières du territoire. À l’avant-plan : Aluki Kotierk, la présidente de l’organisme Nunavut Tunngavik Inc. À l’arrière-plan, de gauche à droite : Alice Hitkoak Ayalik, aînée inuk, Carolyn Bennett, ministre fédérale des Relations Couronne-Autochtones, et Jeannie Ehaloak, ministre de l’Environnement du Nunavut. (Nunavut Tunngavik Inc.)
Les gouvernements du Canada et du Nunavut ainsi que l’organisation inuit Nunavut Tunngavik Inc. (NTI) ont signé une entente qui garantit aux Inuit leur participation dans la gestion et la conservation de quatre rivières du Nunavut, un territoire de l’est de l’Arctique canadien.

L’Entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuit, signée mardi, concerne les rivières Coppermine, Kazan, Soper et Thelon.

De passage à Kugluktuk, dans l’ouest du Nunavut, la ministre fédérale des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, a annoncé qu’une somme de 6,7 millions de dollars serait versée à la NTI ainsi qu’à deux organisations inuit régionales, l’Association inuit Kivalliq et l’Association inuit du Qikiqtani, pour mettre en œuvre l’entente.

Les fonds serviront entre autres à financer des camps culturels inuit dans les communautés situées à proximité des quatre rivières et à mesurer la qualité de l’eau.

« En signant cette entente et en reconnaissant l’histoire des Inuit, ainsi que l’utilisation et la gestion qu’ils font de ces rivières du patrimoine, nous contribuons à la mise en œuvre de l’Accord du Nunavut tout en faisant la promotion et la conservation des terres et des eaux et en maximisant les avantages pour les Inuit au Nunavut », a affirmé la présidente de l’organisation Nunavut Tunngavik Inc., Aluki Kotierk, par voie de communiqué.

L’organisme, qui a vu le jour dans les années qui ont suivi la création du Nunavut en 1999, a pour mandat de protéger les droits des Inuit.

Cette carte montrait les 40 rivières regroupées au sein du Réseau des rivières du patrimoine canadien au mois de septembre 2013. Quatre rivières visées par le nouvel accord sont situées au Nunavut. (Parcs Canada)
Patrimoine culturel, naturel et récréatif

La nouvelle entente fait suite à l’obligation énoncée dans l’Accord du Nunavut de négocier une entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuit avant la création d’un parc national ou d’une zone de conservation sur le territoire.

Selon Parcs Canada, il existe 46 parcs nationaux à travers le pays, dont cinq sont situés au Nunavut, mais les quatre rivières visées par l’accord sont situées dans des parcs territoriaux.

« Ces rivières sont une source de subsistance, grâce à la pêche et à la chasse. Elles sont aussi une source de divertissement et de réconfort », a indiqué la ministre territoriale de la Justice, Jeannie Ehaloak, au nom du ministre de l’Environnement et premier ministre du Nunavut, Joe Savikataaq.

L’entente est administrée par le Réseau des rivières du patrimoine canadien, le programme national de conservation des rivières. Son mandat principal est de faire reconnaître à l’échelle nationale les rivières qui représentent un patrimoine culturel, naturel et récréatif. Ce réseau a été mis en place par Parcs Canada, mais est administré par le gouvernement du Nunavut.

À l’heure actuelle, 40 rivières font partie du Réseau des rivières du patrimoine canadien, dont quatre sont situées au Nunavut. « Ces rivières ont été et continuent d’être d’importantes voies de transport, en particulier en raison des déficits en infrastructure au Nunavut », a mentionné Aluki Kotierk.

L’une d’entre elles, la rivière Coppermine, n’est pas officiellement reconnue comme faisant partie du Réseau, mais sa candidature est actuellement à l’étude.

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