Le duo Twin Flames veut revitaliser les langues autochtones grâce à la musique

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Le duo Twin Flames, Jaaji et Chelsea June. (Sean Sisk)
Le duo musical Twin Flames, originaire d’Ottawa, propose une chanson dans le cadre de l’Année internationale des langues autochtones de l’UNESCO.

Lorsque Chelsea June et Jaaji, du groupe Twin Flames, montent sur scène, ils le font avec l’intention de briser les barrières et d’aider les gens à communiquer ensemble, quelles que soient leurs origines.

Il s’agit du thème central de leur nouvelle chanson Human, enregistrée pour l’Année internationale des langues autochtones de l’UNESCO. Chelsey June, une Métisse anichinabée et crie d’Ottawa, et Jaaji, issu du Nunavik (région inuit du Nord québécois) et d’origines mohawk et inuit, affirment vouloir rejoindre les gens qui ne parlent pas leurs langues.

Le groupe, qui a remporté plusieurs prix sur la scène nationale, allie la musique folk contemporaine et les récits autochtones. Les paroles des chansons de Twin Flames mélangent souvent l’anglais, le français et l’inuktitut.

« La musique a cette capacité de transmettre une émotion, même lorsque nous ne comprenons pas nécessairement ce qu’elle dit », affirme Chelsea June. « Je ne comprends pas l’inuktitut, mais j’adore chanter cette langue, j’aime la façon dont elle sonne. »

La chanson Human propose une vision optimiste et remplie d’espoir pour l’avenir des langues autochtones. Twin Flames l’a jouée pour la première fois à Paris en février 2019, dans le cadre du coup d’envoi de l’Année internationale des langues autochtones de l’UNESCO.

Revitaliser la langue

Malgré une perspective optimiste, les deux artistes estiment qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour s’assurer que les langues autochtones puissent survivre.

La possibilité d’offrir une performance de leur chanson lors de cette conférence leur est venue par l’entremise d’un ami de l’organisation Folk Alliance, qui leur a demandé de venir à Paris pour représenter les Autochtones du Canada. Au même moment, un autre ami travaillant à l’UNESCO les a invités à composer une chanson et à la présenter à Paris.

« Nous étions ravis de cette occasion », illustre Chelsea June. « Au final, nous avions reçu deux invitations de deux organismes différents et les deux mondes se sont rencontrés. Je crois que nous devions être là-bas. »

Lors de leur passage à Paris, Chelsea June et Jaaji ont pu constater le lien qui unit les locuteurs de langues autochtones du monde entier. Quatre autres groupes ont offert des prestations musicales afin de présenter leur langue à travers la musique.

« Nous avons pu découvrir toute cette extraordinaire musique autochtone issue du monde entier », affirme Chelsea June. « La musique permet de revitaliser ces langues. »

D’après un texte d’Alex Brockman et une entrevue d’Allan Neil, CBC

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