Les trésors moléculaires des plantes du Nord québécois

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Arbuste de thé du Labrador. (Jean-François Michaud/Radio-Canada)
« On connaît la composition chimique de moins de 3 % des plantes du Grand Nord », explique le chimiste Normand Voyer. Avec son équipe, il parcourt le Grand Nord québécois à la recherche de ces plantes qui renferment des molécules chimiques encore inconnues.

Cet été, ils ont fait une nouvelle collecte d’échantillons de lichen sur le terrain. Normand Voyer précise qu’ils travaillent en collaboration avec les Premières Nations.

Si ces plantes intéressent Normand Voyer, c’est que leurs molécules pourraient entrer dans la composition de médicaments d’ici 10 à 15 ans.

« Une fois qu’on a trouvé les substances, on ne peut pas les extraire, car elles n’existent pas en quantité suffisante. Ce qu’on essaie de faire, c’est de s’inspirer de la nature, qui a pris des centaines de milliers d’années pour développer ces substances-là. »

Normand Voyer, chimiste et professeur-chercheur au Département de chimie de l’Université Laval

Normand Voyer explique que son travail consiste à faire de la prospection moléculaire, c’est-à-dire à d’identifier des molécules inconnues pour ensuite les reproduire en laboratoire.

Il souligne qu’il ne s’agit en aucun cas de récolter toutes les plantes d’une espèce pour en extraire les substances recherchées.

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Dessine-moi un été, Radio-Canada

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