Une nouvelle commissaire aux langues pour un territoire de l’Arctique canadien

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L’Assemblée législative du Nunavut, située à Iqaluit, dans l’Arctique canadien (Jane Sponagle/CBC)
Une nouvelle commissaire aux langues est entrée en poste au Nunavut, dans le nord du Canada.

Karliin Aariak reprend le flambeau de ce poste resté vacant depuis le départ de la précédente commissaire aux langues, Helen Klengenberg, le 16 septembre.

« L’expérience professionnelle de Mme Aariak, notamment des postes occupés au Bureau du commissaire aux langues ainsi qu’à l’Inuit Uqausinginnik Taiguusiliuqtiit, lui permet d’assumer ces importantes responsabilités », a déclaré le président de l’Assemblée législative du Nunavut, Simeon Mikkungwak, dans un communiqué de presse publié lors de la nomination de la commissaire.

Karliin Aariak était auparavant terminologue pour l’Inuit Uqausinginnik Taiguusiliuqtiit, l’autorité linguistique créée par l’Assemblée législative du territoire pour documenter et partager des connaissances, et prendre des décisions au sujet de la langue inuit.

Elle est aussi la fille d’Eva Aariak, qui a été première commissaire aux langues du Nunavut, lorsque le Nunavut a acquis le statut de territoire, en 1999, puis première ministre du Nunavut entre 2008 et 2013.

Protection des langues

Nommé pour quatre ans, le commissaire aux langues du Nunavut est un agent indépendant de l’Assemblée législative qui a pour mandat de veiller au respect des droits linguistiques des Inuit et à la protection des langues officielles du territoire, soit la langue inuit, qui regroupe deux principaux dialectes, soit l’inuktitut et l’inuinnaqtun ainsi que le français et l’anglais.

Bien qu’il soit nommé par le commissaire du Nunavut sur recommandation de l’Assemblée législative
– en vertu de la Loi sur les langues officielles – le commissaire aux langues du territoire demeure indépendant du gouvernement.

Il assure aussi les fonctions d’ombudsman et doit veiller à ce que le gouvernement territorial respecte ses obligations linguistiques tout en lui formulant des recommandations.

Helen Klengenberg a été commissaire aux langues du Nunavut entre 2017 et 2019, succédant à Sandra Inutiq, qui a occupé le poste de 2013 à 2016. Les deux ont démissionné de leurs fonctions pour des raisons de santé.

L’état de la langue inuit soulève de nombreuses préoccupations au Nunavut depuis les dernières années. Même s’ils forment la majeure partie de la population du territoire – environ 85 % – les Inuit sont de moins en moins nombreux à avoir la langue inuit comme langue maternelle, concluait Statistique Canada dans une étude parue au mois de juillet. L’usage de la langue inuit comme langue principale décline à mesure que le l’anglais gagne du terrain dans les foyers du territoire.

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