La militante inuk Sheila Watt-Cloutier invitée d’honneur du Salon du livre de Montréal

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La militante écologiste et auteure du livre Le droit au froid, Sheila Watt-Cloutier. (Chris Windeyer/La Presse canadienne)
La militante inuk Sheila Watt-Cloutier ajoute son nom à la liste des invités d’honneur de la 42e édition du Salon du livre de Montréal (SLM). Il faudra attendre une autre semaine avant de connaître le nom des auteurs et autrices autochtones présents du 20 au 25 novembre pour les séances de signature et les diverses activités.

En 2018, l’Innue Joséphine Bacon devenait la première Autochtone invitée d’honneur au Salon du livre de Montréal. L’organisme récidive cette année en ajoutant Sheila Watt-Cloutier, à la courte liste de huit invités. Quatre personnes sont déjà connues : la dramaturge et romancière Fanny Britt, l’auteur et dessinateur de bandes dessinées Tristan Demers, l’autrice, blogueuse et critique littéraire Andrée Poulin et le poète Jean-Paul Daoust.

La militante écologiste, devenue un modèle de leadership a passé sa vie à défendre les droits des Autochtones du Canada, du Groenland, de Russie et de l’Alaska, est née à Kuujjuaq au Nunavik, dans le Nord québécois (Fort Chimo à sa naissance en 1953).

Couverture du livre Le droit au froid de Sheila Watt-Cloutier. (Éditions Écosociété)

Elle a fait paraître en début d’année chez Écosociété Le droit au froid, une traduction de The Right to Be Cold, paru en 2015. Elle y raconte comment les changements climatiques menacent les Inuit au XXIe siècle. L’ouvrage est une suite logique du combat qu’elle mène depuis plus de 20 ans sur la scène internationale.

En 2005, sous sa présidence au Conseil circumpolaire inuit (CCI),elle et 65 autres Inuit ont déposé une pétition auprès de la Commission interaméricaine des Droits de l’Homme. Ce recours accusait les États-Unis de violer les droits des Inuit avec ses importantes émissions de gaz à effet de serre.

Sheila Watt-Cloutier deviendra officière de l’Ordre du Canada en 2006 et en 2007, elle recevra une nomination pour le prix Nobel de la paix pour ses prises de position politiques et environnementales.

La même année, on lui a décerné le prix Mahbub ul Haq pour souligner ses efforts pour conscientiser la planète aux impacts du réchauffement climatique sur les populations autochtones de l’Arctique.

Ce prix du développement humain est remis tous les deux ou trois ans à une personne ayant réussi à placer le devenir de l’humanité au coeur du programme national de développement de son pays.

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