Le traîneau à chiens aux Jeux d’hiver de l’Arctique 2020, avec ou sans l’Alaska

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Des chiens de traîneaux lors d’une course au Yukon. (Mario De Ciccio/Radio-Canada)
Les courses de traîneaux à chiens feront partie des disciplines aux 20e Jeux d’hiver de l’Arctique qui auront lieu à Whitehorse, dans le nord-ouest du Canada, au mois de mars, selon le Comité international de cette compétition. La décision a été prise même si l’Alaska songe à ne pas envoyer d’équipes à cause d’un manque de participation aux Jeux de 2018.

Lors des derniers Jeux d’hiver de l’Arctique, seuls l’Alaska et les Territoires du Nord-Ouest avaient envoyé des équipes de traîneaux à chiens à Hay River, dans le sud des T.N.-O.

Les règlements du Comité international stipulent qu’il faut au moins quatre délégations pour la tenue d’un événement, mais selon la coordinatrice des opérations du comité, Doris Landry, les compétitions ont tout de même eu lieu puisque les autres équipes s’étaient désistées trop tard, après l’organisation des événements.

Le Comité international a examiné la possibilité de retirer les courses de traîneaux à chien de ses disciplines, après les Jeux de 2018, mais a décidé de ne pas le faire. Une telle évaluation est faite pour chaque sport après chaque jeu, souligne Doris Landry.

Les Territoires du Nord-Ouest et l’Alaska étaient les seuls participants au traîneau à chien lors des Jeux d’hivers de l’Arctique du South Slave en 2018. (Philippe Morin/Radio-Canada)
L’Alaska incertain

Il y a deux semaines, le conseil d’administration de l’équipe de l’Alaska, qui réexamine sa participation pour chaque sport après chaque jeu, a choisi de ne pas envoyer d’équipes de traîneaux à chien à Whitehorse en mars pour éviter de revivre la situation de 2018.

« Nos équipes ont participé à la compétition alors que les règlements du Comité international sont clairs sur le fait que quatre délégations doivent participer pour qu’une compétition ait lieu, et ce n’était pas le cas », explique le chef de mission, Shawn Maltby.

« Tout le monde est reparti avec un Ulu [la médaille des Jeux de l’Arctique], ce qui est bien pour les athlètes, mais selon nous, ce n’est pas une vraie compétition. »

Shawn Maltby, chef de mission pour l'Alaska

Depuis le vote du conseil d’administration, M. Maltby dit avoir appris que le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest enverront des équipes complètes alors que le Nunavut enverra une équipe partielle. Des informations qui viennent changer les choses.

Les Jeux de l’Arctique se dérouleront du 15 au 21 mars 2020 à Whitehorse, au Yukon. (Claudiane Samson/Radio-Canada)

« Nous allons prendre une décision dans les 30 prochains jours et regarder les chiffres et voir si le Yukon enverra bel et bien une équipe complète et si des athlètes du Nunavut se désistent », explique le chef de mission »

« Il ne s’agit pas de savoir si nous voulons ou non amener une équipe. Nous voulons toujours amener une équipe, conclut-il. Ce qu’il faut c’est une véritable compétition. »

Un sport important dans le nord

Les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon ont tous deux confirmé qu’ils enverraient une équipe complète pour les courses de traîneaux à chiens.

L’Assemblée législative du Nunavut a pour sa part approuvé un financement additionnel de 544 000 $ qui s’ajoute aux 723 000 $ initiaux pour assurer le déplacement de ses athlètes vers Whitehorse.

De ce montant additionnel, environ 200 000 $ doivent permettre le déplacement de deux équipes de traîneaux à chien ainsi que leur équipement avait dit le ministre des Finances, George Hickes.

Les athlètes du Nunavut arrivent à Hay River. (Mario De Ciccio/Radio-Canada)

Selon le chef de mission l’Équipe TNO, Doug Rentmeister, la communauté du traîneau à chien est forte dans le territoire et même s’il comprend que ce ne sont pas toutes les délégations qui ont les équipes ou les moyens pour participer, sa place aux jeux de l’Arctique est importante pour le territoire.

D’avoir le sport dans les Jeux d’hiver de l’Arctique, ça permet, entre autres, de continuer le sport, de l’introduire aux jeunes et de leur permettre de démontrer leurs talents à ce niveau, dit-il. Nous le voyons comme un sport clé pour les T.N.-O. et supportons sa présence aux Jeux.

Avec des informations de Claudiane Samson

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Mario De Ciccio, Radio-Canada

Mario De Ciccio, Radio-Canada

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