Début de printemps sans le populaire festival Toonik Tyme dans le Grand Nord canadien

Le festival Toonik Tyme a été annulé pour une deuxième année consécutive en raison des récents cas de COVID-19 à Iqaluit. Cette image montre un événement organisé en 2016. (John Van Dusen/CBC/Archives)
La fin de semaine devait être animée, à Iqaluit, avec la tenue du traditionnel festival Toonik Tyme, mais la récente éclosion de COVID-19 a imposé un calme plat dans la capitale du Nunavut.

L’événement, organisé chaque année pour célébrer l’arrivée du printemps, devait battre son plein de jeudi à dimanche. La programmation incluait notamment des courses de motoneige, des jeux traditionnels inuit et des concours de toute sorte allant de la confection de vêtements à la construction d’igloos.

« Toonik Tyme est vraiment un événement phare pour nous, à Iqaluit, mais aussi pour le reste de la région », affirme le maire de la ville, Kenny Bell. « Des centaines de personnes viennent habituellement d’un peu partout pour assister au festival. »

« C’est vraiment l’occasion pour nous de passer du temps dehors. Les gens adorent le printemps. »Kenny Bell, maire d’Iqaluit

Or, l’annonce d’un premier cas à Iqaluit, le 14 avril, a poussé les autorités sanitaires à serrer la vis, en interdisant tous les rassemblements extérieurs de plus de cinq personnes.

La course de motoneige vers la communauté de Kimmirut, à l’ouest d’Iqaluit, est l’un des événements les plus populaires du festival Toonik Tyme. Cette image montre la compétition organisée en 2017. (Travis Burke/CBC)

La course de chiens de traîneau Nunavut Quest, qui devait débuter le 26 avril, a elle aussi été annulée. La compétition annuelle devait avoir lieu sur les 500 km qui séparent Arctic Bay d’Igloolik.

Pitseolak Alainga, le président de 123Go!, l’organisme à but non lucratif qui présente le festival, raconte avoir été à la fois surpris et déçu d’apprendre la nouvelle, bien qu’il comprenne la situation.

« C’est la deuxième fois que nous devons annuler [le festival] », raconte-t-il. En 2020, la pandémie avait contraint les responsables à annuler l’événement pour la toute première fois de son histoire.

Le festival Toonik Tyme a vu le jour à Iqaluit en 1965, à l’époque où la ville portait encore le nom de Frobisher Bay. « Il est très important pour nous parce qu’il a lieu au printemps, la meilleure période pour se rassembler dehors et rencontrer de nouvelles personnes », décrit Pitseolak Alainga.

L’une des compétitions phares, dit-il, est la course de motoneige entre Iqaluit et Kimmirut, une communauté située à plus de 120 kilomètres à l’ouest de la capitale territoriale.

« Habituellement, l’aller-retour prend environ 4 heures », explique-t-il. « Mais c’est certain que les jeunes ont plus d’adrénaline que les personnes plus âgées. »

Matisse Harvey, Radio-Canada

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