Que sont les parhélies et comment apparaissent-ils dans le ciel?

La photographe Manu Keggenhoff a pris ce cliché d’un parhélie à Atlin, au nord de la Colombie-Britannique. (Photo : Manu Keggenhoff)

Le ciel du Nord peut réserver quelques surprises à ceux qui lèvent les yeux pour l’observer, comme la photographe Manu Keggenhoff l’a appris lorsque son objectif a capté les halos lumineux qui ceinturaient le soleil, mercredi.

Un météorologue explique comment se forme ce phénomène optique, nommé parhélie, aperçu notamment à Whitehorse et à Faro.

« C’est un exemple plutôt phénoménal, car parfois on ne voit que de petits points des deux côtés du soleil à 20 degrés. Voir tout le halo, des deux côtés, c’est moins commun », affirme d’emblée Armel Castellan, météorologue pour les territoires à Environnement Canada.

Il explique que pour que le phénomène soit visible, il faut que l’atmosphère soit au-dessous de zéro degré dans les nuages et que le soleil soit assez bas à l’horizon. Selon lui, il y a plus de chance d’observer un parhélie dans une région du nord plutôt que dans les tropiques.

Pour observer le phénomène, il faut que les cristaux de glace qui se trouvent dans les nuages reflètent et réfractent la lumière des rayons du soleil. « C’est le même phénomène que quand le soleil passe à travers une fenêtre et on voit un arc-en-ciel sur le mur », illustre le météorologue.

Le phénomène optique laisse apparaître plusieurs halos lumineux. (Photo : Manu Keggenhoff)

« Les propriétés de la réfraction du soleil font qu’on va normalement voir le double soleil des deux côtés du soleil puis aussi au-dessus. »

Les cristaux de glace dont il parle se retrouvent dans les cirrus ou cirrostratus, soit des nuages qui sont dans les couches plus élevées de la troposphère. Il faut aussi que ces nuages soient assez fins, comme un voile, pour que la lumière du soleil les traverse.

M. Castellan ajoute que, pour avoir une meilleure vue des parhélies, il vaut mieux éviter de se trouver dans une vallée, où la vue de l’horizon peut être bloquée. Un endroit plat ou le sommet d’une montagne sont deux bons points d’observation.

L’hiver semble être le moment le plus propice pour observer des parhélies, car les températures froides augmentent la fréquence des cristaux de glace dans l’atmosphère, à basse altitude.

« En revanche, l’été, on est souvent dehors plus souvent donc on est plus propices à voir certains phénomènes », fait-il aussi remarquer.

Pour Armel Castellan, même si l’été est à nos portes, il ne fait aucun doute que les meilleures conditions étaient réunies, mercredi, dans le ciel du sud du Yukon et du nord de la Colombie-Britannique.

« Les astres se sont alignés, c’est le cas de le dire, avec de tous petits astres qui sont les cristaux de glace dans les nuages et le grand astre du soleil qui a produit ce phénomène de façon très concrète, très très belle. »

Radio-Canada

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