Une Inuk devient la 30e gouverneure générale du Canada, une première au pays

La nouvelle gouverneure générale du Canada, Mary Simon (La Presse canadienne/Sean Kilpatrick)
Originaire du Nunavik, dans le nord du Québec, Mary Simon a été nommée 30e gouverneure générale du Canada. Elle devient ainsi la première Autochtone à occuper cette position dans l’histoire du pays.

L’annonce faite par Justin Trudeau a été dévoilée mardi dans une conférence de presse au Musée canadien de l’histoire, à Gatineau, au Québec. Le premier ministre a d’ailleurs déclaré que la reine Élisabeth II avait approuvé cette nomination.

« Tout au long de sa carrière, que ce soit dans la protection de l’Arctique, comme défenseuse des droits et de la culture des Inuit ou comme animatrice de radio avec CBC, Mme Simon a fait preuve de service dévoué. Je sais que Mme Simon donnera vie à sa vision d’un Canada plus fort pour tous lorsqu’elle occupera cette haute fonction. »Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Cette ancienne diplomate canadienne a auparavant œuvré en tant que présidente de l’Inuit Tapiriit Kanatami, un organisme national de défense des intérêts des Inuit. Elle a également été présidente du Comité national sur l’éducation des Inuit. Elle est née à Kangiqsualujjuaq, au Nunavik, et son nom inuit est Ningiukudluk.

Défenseur de longue date de la culture et des droits des Inuit, elle a été ambassadrice du Canada au Danemark et pour les affaires circumpolaires. Elle a été nommée au panthéon des femmes à l’échelle internationale et a été reçue membre de l’Institut arctique de l’Amérique du Nord et de la Société géographique royale du Canada.

Elle a aussi travaillé à la mise en place de la Première politique sur les revendications territoriales du Canada pour la baie James et le Nord-du-Québec. Mme Simon parle l’inuktitut et l’anglais, mais pas le français, l’une des deux langues officielles du pays. En conférence de presse, elle s’est contentée de lire quelques mots de français.

Elle a expliqué qu’ayant fréquenté une école fédérale du Nord du Québec, elle n’a pas eu l’occasion d’apprendre la langue de Molière, mais s’est engagée « fermement » à le faire et à travailler dans les deux langues officielles à Rideau Hall.

Elle succède à Julie Payette

Julie Payette a démissionné de son poste il y a plus de cinq mois, après qu’un examen externe cinglant eut révélé qu’il régnait un climat de travail « toxique » et « empoisonné » à Rideau Hall, avec des épisodes de cris, de hurlements, de conduite agressive, de commentaires dégradants et d’humiliations publiques.

La Commission de la capitale nationale (CCN) a fait savoir qu’elle préparait Rideau Hall à l’arrivée du nouveau représentant de la reine en nettoyant, peignant et changeant les meubles. Ces travaux ont coûté plus de 40 000 $.

Lorsque Julie Payette occupait les lieux, plus de 250 000 $ ont été dépensés pour des travaux d’envergure.

Le juge de la Cour suprême Richard Wagner assurait l’intérim du gouverneur général depuis le 21 janvier.

Avec les informations de Radio-Canada et La Presse canadienne

Ismaël Houdassine, Regard sur l'Arctique

Ismaël Houdassine est diplômé en journalisme de l’Université de Montréal. Il commence sa carrière comme reporter et journaliste culturel. Avant de rejoindre l’équipe de Radio-Canada, il a collaboré durant plusieurs années pour plusieurs médias, notamment l’Agence QMI et Le HuffPost.

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