Élections canadiennes : ce que demandent les Premières Nations au Parti conservateur

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard (Jacques Boissinot/La Presse canadienne)

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) considère que les Premières Nations sont « en droit de recevoir » un contrat semblable à celui que le chef du Parti conservateur du Canada, Erin O’Toole, a présenté aux Québécois mercredi.

Dans son contrat présenté à la population québécoise, M. O’Toole s’engage à adopter un fédéralisme de partenariat en octroyant des pouvoirs spécifiques au Québec, entre autres en matière d’immigration.

Erin O’Toole assure également qu’un gouvernement conservateur appliquerait la loi 101 aux entreprises à charte fédérale et qu’il appuierait le Québec dans la protection de son histoire et de son patrimoine.

Cette idée d’un contrat me semble excellente, a affirmé le chef de l’APNQL, Ghislain Picard, dans un communiqué.

« Il est plus difficile de rompre un contrat que de renier de simples promesses électorales, a-t-il ajouté. J’encourage M. O’Toole à s’engager dès maintenant et personnellement dans cette voie avec les Premières Nations. »

L’APNQL suggère notamment que le chef conservateur s’engage auprès des Premières Nations à mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et les recommandations des différentes commissions d’enquête au sein des lois fédérales.

Les engagements que doit prendre Erin O’Toole selon l’APNQL :

  • s’engager à ne pas mettre fin aux efforts de réconciliation avec les Premières Nations;
  • s’engager à ne pas compromettre la mise en œuvre des recommandations de la Commission de vérité et réconciliation (CVR) et de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA);
  • s’engager personnellement envers la sécurité des femmes et des filles des Premières Nations;
  • s’engager à ce que son gouvernement s’active à mettre en œuvre dans les lois fédérales la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA);
  • s’engager à ne pas compromettre le développement et la mise en œuvre de lois reconnaissant les compétences des Premières Nations en matière de services à l’enfance et à la famille ainsi qu’à leur accès à des services en santé;
  • s’engager à amorcer un dialogue soutenu dans le respect et la réciprocité, qui fera avancer la relation entre les Premières Nations et le gouvernement fédéral sur des questions d’importance mutuelle.

Espaces autochtones, Radio-Canada

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