La Norvège fermera sa dernière mine de charbon dans l’Arctique en 2023

Longyearbyen, le chef-lieu de l’archipel arctique de Svalbard, doit son existence à l’américain John Munroe Longyear qui a fondé l’endroit en 1906 pour exploiter les ressources de charbon locales. Photo prise le 3 juin 2004. (Stringer/Reuters)

La Norvège fermera dans deux ans sa dernière mine de charbon, localisée au Svalbard, un archipel arctique qui doit son essor aux activités minières, a annoncé jeudi son exploitant, même si une mine russe devrait continuer son activité sur le territoire.

La mine 7, la seule à être encore exploitée par des Norvégiens, arrêtera en septembre 2023 après la résiliation par les autorités de Longyearbyen, le chef-lieu de l’archipel, d’un contrat de fourniture destiné à approvisionner la centrale locale, a annoncé l’entreprise publique Store Norske.

« La raison d’être de la mine 7 est de fournir du charbon à la centrale électrique à Longyearbyen. Maintenant que l’accord de fourniture de charbon a été résilié, il n’y a plus de raison d’exploiter la mine », a déclaré le directeur de Store Norske, Jan Morten Ertsaas, dans un communiqué.

« Nous avons produit du charbon au Svalbard pendant plus de 100 ans et c’est donc un peu particulier de mettre aujourd’hui un point final à l’épopée du charbon », a-t-il ajouté.

Longyearbyen doit son existence à l’américain John Munroe Longyear qui a fondé l’endroit en 1906 pour exploiter les ressources de charbon locales.

Cela ne devrait toutefois pas signer la fin totale de l’exploitation du charbon au Svalbard (Spitzberg), car la compagnie russe Arktikugol continue d’en extraire dans le village de Barentsbourg, une communauté minière qui permet à la Russie de conserver une présence dans ce lieu stratégique de l’Arctique.

S’il a attribué à la Norvège la souveraineté sur l’archipel, le traité de Paris de 1920 prévoit que tous les États signataires, dont l’Union soviétique à l’époque, peuvent s’y livrer à des activités économiques sur un pied d’égalité.

Après la fin du charbon, la centrale thermique de Longyearbyen sera alimentée par du diesel jusqu’à ce qu’une solution à base d’énergies renouvelables soit mise en place.

D’ici là, Store Norske, qui fonctionne à perte et est donc dépendant des deniers publics, va augmenter sa production annuelle pour la faire passer de 90 000 tonnes aujourd’hui à plus de 125 000 tonnes et en exporter une grande partie afin de profiter du niveau élevé des prix.

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