Le qulliq, lampe traditionnelle inuit qui a marqué l’assermentation du nouveau Conseil des ministres canadiens

Le qulliq est une lampe fabriquée à partir de pierre de savon. Le récipient contient l’huile de phoque ou l’huile végétale qui sert à imbiber la mousse pour la permettre de brûler délicatement. Un outil important pour les femmes inuit, qui à présent reste surtout symbolique. (Mario De Ciccio/Radio-Canada)
C’est une Inuk de Baker Lake, au Nunavut, qui a allumé mardi le qulliq lors de l’assermentation du nouveau Conseil des ministres. Cette lampe traditionnelle inuit est utilisée au début des cérémonies.

Utilisé depuis des lustres par les peuples de l’Arctique, y compris les Inuit, les Tchouktches en Russie et les Yupik en Alaska, le qulliq est une lampe à huile fournissant chaleur et lumière.

L’outil a longtemps été primordial pour les peuples qui l’utilisent puisqu’on ne trouve pas de bois sans les régions. Ainsi, les habitants du Grand Nord s’en remettent remettaient presque entièrement à l’huile de phoque ou à la graisse de baleine pour assurer leur survie.

La date d’utilisation des premières lampes à huile reste encore un mystère. Il reste que des qulliq ont été trouvées sur des sites paléoesquimaux remontant à 3000 ans. À l’origine, la lampe était un outil ayant plusieurs fonctions.

Les peuples arctiques l’utilisaient pour éclairer et chauffer les foyers (tentes, leurs maisons semi-souterraines et igloos). Elle servait également à faire fondre la neige, à faire la cuisine ou sécher les habits.

Les lampes à huile inuit sont composées de pierre de savon. On en retrouve aussi en céramique la mèche était principalement faite de de linaigrette ou de mousse séchée (Inupiaq). Bien que leurs tailles et leurs formes peuvent varier, la plupart étaient de forme elliptique ou en demi-lune. Quant aux « alimentateurs » de lampes, elles étaient faites en ivoire.

Le qulliq est rempli de graisse de phoque. Certaines pouvaient contenir de la graisse de baleine, en particulier chez les communautés qui pratiquaient la chasse à la baleine. Le qulliq est surtout utilisé aujourd’hui à des fins cérémonielles. Notons que l’objet figure sur les armoiries du Nunavut.

Ismaël Houdassine, Regard sur l'Arctique

Ismaël Houdassine est diplômé en journalisme de l’Université de Montréal. Il commence sa carrière comme reporter et journaliste culturel. Avant de rejoindre l’équipe de Radio-Canada, il a collaboré durant plusieurs années pour plusieurs médias, notamment l’Agence QMI et Le HuffPost.

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