Des scientifiques travaillent sur des façons de recongeler les calottes polaires

Un ours polaire couché sur ce qui reste d’une banquise. (Ekaterina Anisimova/AFP/Getty Images)
Peut-on recongeler les calottes polaires pour limiter les effets des changements climatiques sur la planète? C’est le pari ambitieux que s’est donné une équipe de scientifiques du Centre of Climate Repair de l’Université de Cambridge en Angleterre.

En ce deuxième jour de la 26e conférence des Nations unies sur le climat qui se tient à Glasgow, les chefs d’État du monde sont exhortés à « sauver l’humanité » des conséquences catastrophiques du réchauffement.

De son côté, l’Université de Cambridge a mis en place une véritable cellule scientifique, le Climate Crisis Advisory Group (CCAG), dont l’objectif est de « restaurer les systèmes climatiques endommagés ».

Cette cellule rattachée au Centre of Climate Repair de l’institution universitaire britannique a été créée en réponse à l’urgence climatique. Son rôle est surtout de fournir au public et aux instances les données scientifiques « les plus complètes » dans la réparation du climat.

Car selon David King, fondateur du centre et ancien conseiller scientifique en chef du gouvernement britannique, les dernières données sur le changement climatique semblaient « sérieusement déphasées » par rapport aux précédentes prédictions de la communauté scientifique.

Les experts ont testé l’éclaircissement des nuages marins en laboratoire (Centre for Climate Repair)

À ce titre, le CCAG se base sur un programme en trois mots : réduction, suppression, réparation. Il implique une réduction « rapide » des émissions de gaz à effet de serre et l’élimination de ceux qui sont déjà dans l’atmosphère. La cellule espère également trouver les moyens de réparer les dommages déjà causés aux pôles et aux glaciers de la Terre. Pour y parvenir, le programme compte sur collaboration avec les universités, les universitaires et les gouvernements du monde entier.

« Nous recherchons des solutions pour restaurer les systèmes climatiques endommagés, par exemple en recongelant les pôles et en évitant que les calottes glaciaires (par exemple, le Groenland) se détachent et favorisent ainsi une élévation du niveau des mers. »

Le CCAG est constitué de 15 experts internationaux. Les technologies permettant d’éliminer le dioxyde de carbone de l’air et de commencer à réparer le climat existent, indique la cellule. « Parmi les exemples de ces mesures, citons l’éclaircissement des nuages marins et l’amélioration de la congélation. »

Le projet le plus avancé selon le CCAG serait la technique de l’éclaircissement des nuages marins. Elle permettrait la formation de nuages empêchant la lumière du soleil de fondre la glace durant la saison estivale.

Ismaël Houdassine, Regard sur l'Arctique

Ismaël Houdassine est diplômé en journalisme de l’Université de Montréal. Il commence sa carrière comme reporter et journaliste culturel. Avant de rejoindre l’équipe de Radio-Canada, il a collaboré durant plusieurs années pour plusieurs médias, notamment l’Agence QMI et Le HuffPost.

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