Dans l’Arctique russe, un financement de 13,5 milliards de $ pour la construction d’une méga-usine de gaz naturel

Dans le cadre du mégaprojet Arctic LNG 2, une plateforme de 450 tonnes produira du gaz naturel liquéfié. (Natalia Kolesnikova/AFP/Getty Images)
Les responsables russes du projet Arctic LNG 2 pour la construction d’une imposante usine de gaz naturel liquéfié (GNL) dans l’Arctique ont annoncé avoir obtenu un investissement près de 13,5 milliards de dollars de banques russes et internationales.

La construction de la première étape de ce projet détenu notamment par le producteur de gaz russe Novatek est achevée à 69 %, a déclaré lors d’une conférence de presse Alexander Nazarov, chef du département des relations avec les investisseurs du producteur de gaz russe.

Plus tôt cette année, les actionnaires de Novatek ont approuvé un financement externe de 11 milliards de dollars pour le projet de 21 milliards, qui devrait commencer à produire du gaz naturel liquéfié en 2023.

Les mauvaises relations diplomatiques entre Moscou et les capitales occidentales, ainsi que les appels de plus en plus pressants contre l’exploitation des hydrocarbures dans l’Arctique, ont compliqué les objectifs financiers de l’entreprise Novatek qui comptaient sur des fonds européens. C’est par exemple le cas de la France qui avait soulevé plusieurs réticences quant à son soutien au projet. Paris s’est d’ailleurs engagée à ne plus financer les projets d’énergie fossile à l’étranger.

« [ La France ] n’attendra pas les lois pour prendre toutes les mesures qu’elle peut prendre pour que rien de la biodiversité dans la région arctique ne puisse être dégradé par des projets économiques portés par des entreprises », a déclaré en septembre dernier le président Emmanuel Macron au congrès mondial de la nature organisé à Marseille.

Novatek a toutefois déclaré que les institutions financières chinoises, y compris la Banque de développement de Chine et la Banque d’import-export de Chine, ont signé des accords de facilités de crédit pour un total de 2,5 milliards d’euros pour une durée maximale de 15 ans.

« L’avancement du projet Arctic LNG 2 est estimé à 52 %, tandis que l’avancement de la première étape du projet atteint 69 % », a-t-il précisé.

Il est d’ailleurs inscrit dans les plans que l’usine une fois terminée atteigne une capacité de production de 19,8 millions de tonnes de GNL puisé à même le gisement de gaz d’Utrenneye, situé dans la partie nord de la péninsule de Gydan en Sibérie.

Avec l’AFP et Reuters

Ismaël Houdassine, Regard sur l'Arctique

Ismaël Houdassine est diplômé en journalisme de l’Université de Montréal. Il commence sa carrière comme reporter et journaliste culturel. Avant de rejoindre l’équipe de Radio-Canada, il a collaboré durant plusieurs années pour plusieurs médias, notamment l’Agence QMI et Le HuffPost.

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