En pleine crise ukrainienne, la Russie et la Finlande soulignent l’importance de leur coopération dans l’Arctique

Le président russe Vladimir Poutine et le président finlandais Sauli Niinistö en conférence de presse après une réunion au Palais présidentiel à Helsinki. (Markku Ulander/AFP/Getty Images)
Alors que les relations diplomatiques entre la Russie et l’Union européenne sont au plus bas avec en toile de fond les graves tensions en Ukraine, le président russe Vladimir Poutine s’est entretenu sur l’Arctique avec Sauli Niinistö, son homologue finlandais.

Selon le service de presse du Kremlin, les deux hommes se sont entendus pour poursuivre la coopération sur les affaires régionales, notamment dans le Nord et dans l’Arctique. « Les parties ont discuté d’un certain nombre de questions bilatérales », a indiqué Moscou sans donner plus de détails sur la teneur des échanges.

L’agence de presse russe Tass précise de son côté que les deux pays ont « réitéré l’intention de continuer à développer une coopération mutuellement bénéfique, notamment dans le domaine commercial et économique en Arctique ».

Le communiqué du Kremlin ajoute que les dirigeants se sont échangé des vœux à l’occasion des fêtes de fin d’année. Plus tôt dans la journée de lundi, le président finlandais a discuté de la situation en Ukraine avec le président américain Joe Biden.

Le même sujet était au centre des entretiens virtuels du président Poutine avec Biden le 7 décembre dernier. Parmi les autres sujets abordés figuraient les relations bilatérales, la cybersécurité et l’accord sur le nucléaire iranien.

Des pressions de Moscou

Depuis quelques semaines, la Russie qui a pris en mai 2021 la tête du Conseil de l’Arctique fait maintenant pression sur les nations occidentales afin d’avoir des « garanties juridiques internationales de sécurité ». Dans un autre communiqué de presse publié cette semaine par le Kremlin, Vladimir Poutine exclut toute « progression de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) vers les pays de l’Est ».

Le communiqué souligne d’ailleurs « l’importance d’entamer immédiatement des discussions avec les États-Unis et l’OTAN ». Le changement de ton de la part de Moscou exerce une pression croissante sur la politique étrangère et de sécurité de la Finlande, a fait savoir Helsinki.

Rappelons que la Finlande ne fait pas partie de l’OTAN, une alliance militaire de 30 pays, même si elle entretient des relations étroites avec l’organisation. Un récent rapport de défense du gouvernement stipule toutefois que « le maintien de la marge de manœuvre nationale et la liberté de choix font également partie intégrante de la politique étrangère, de sécurité et de défense de la Finlande ».

Avec les informations de l’agence Tass

Ismaël Houdassine, Regard sur l'Arctique

Ismaël Houdassine est diplômé en journalisme de l’Université de Montréal. Il commence sa carrière comme reporter et journaliste culturel. Avant de rejoindre l’équipe de Radio-Canada, il a collaboré durant plusieurs années pour plusieurs médias, notamment l’Agence QMI et Le HuffPost.

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