La Norvège dit avoir réglé le litige avec Moscou sur l’approvisionnement du Svalbard

Un panneau annonce en russe l’entrée du village minier de Barentsburg, dans l’archipel norvégien du Svalbard. (Jonathan Nackstrand/AFP)
La Norvège a annoncé mercredi avoir réglé le litige avec la Russie concernant des cargaisons destinées à des mineurs russes dans son archipel arctique du Svalbard, un sujet de tensions récentes entre ces deux pays.

Les conteneurs de marchandises russes, bloqués à la frontière en raison de l’interdiction de l’entrée de poids lourds russes sur le sol norvégien, ont été convoyés par des transporteurs norvégiens jusqu’au port de Tromso et sont en route pour le Svalbard par bateau, a expliqué le ministère des Affaires étrangères.

« Il est positif que cette affaire ait désormais trouvé une solution », a dit l’une de ses porte-parole dans un courriel à l’AFP.

« Nous n’avons jamais eu l’intention de bloquer une cargaison […] et il est important de souligner que ces solutions existaient depuis le départ », a-t-elle souligné.

Du fait des sanctions prises par Oslo à cause de l’invasion russe de l’Ukraine, la Norvège avait bloqué à la frontière une cargaison destinée à des mineurs russes de Barentsburg, une petite cité du Svalbard dont la mine de charbon est exploitée par une compagnie russe.

Les sanctions « interdisent l’entrée de compagnies russes de transport de marchandises sur le territoire norvégien », avait déclaré à l’AFP la ministre des Affaires étrangères Anniken Huitfeldt, considérant que son pays respectait un traité spécifique au Svalbard en vigueur depuis un siècle.

Cette décision avait provoqué l’ire de Moscou, qui avait demandé à Oslo de régler « au plus vite » cette question, tout en agitant la menace de « mesures de représailles ».

Le chef de la chambre basse du Parlement russe avait appelé mardi à envisager la rupture d’un accord de délimitation d’espaces maritimes avec la Norvège, en réponse au litige sur le Svalbard.

Situé à un millier de kilomètres du pôle Nord, le Svalbard est régi par un traité atypique, conclu en 1920 à Paris.

Il reconnaît la souveraineté de la Norvège, mais garantit aussi aux ressortissants des États signataires, aujourd’hui 46, dont la Russie, la liberté d’y exploiter les ressources naturelles « sur un pied de parfaite égalité ».

C’est à ce titre que, depuis des décennies, la Russie l’URSS avant elle extrait du charbon sur ces terres, parmi les endroits habités les plus septentrionaux de la planète.

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