Dans le Grand Nord canadien, des francophones d’Iqaluit à leurs chaudrons pour « redonner à la communauté »

L’Association des francophones du Nunavut tiendra samedi une soupe communautaire au Franco-Centre d’Iqaluit, un premier événement organisé depuis le début de la vague d’Omicron au Nunavut. (Matisse Harvey/Radio-Canada)
L’Association des francophones du Nunavut se prépare à concocter des mets pour un peu plus d’une cinquantaine de résidents d’Iqaluit à l’occasion d’une distribution de dîners. C’est un événement « simple et pratique », selon ses organisateurs, qui espèrent ainsi recommencer à tisser des liens avec le reste de la communauté.

Soupe à l’agneau et banik, un pain traditionnel, seront au menu de ce premier événement depuis le début de la vague d’Omicron. Il amorcera du même coup les Rendez-vous de la Francophonie au Nunavut.

« Nous voulons créer des activités […] communautaires qui permettent l’inclusion de tout le monde dans la communauté », affirme le directeur de l’Association des francophones du Nunavut (AFN), Christian Ouaka.

Le temps d’une journée, il se retrouvera d’ailleurs brièvement dans son élément. « Dans une autre vie, j’avais un petit restaurant mobile à Moncton. Je faisais des plats pour des étudiants », a-t-il dit.

Le directeur général de l’Association des francophones du Nunavut, Christian Ouaka (Matisse Harvey/Radio-Canada)

La soupe communautaire, qui aura lieu samedi au Franco-Centre, sera un « moment assez convivial, sans trop grandes fioritures » pour « rebâtir les liens sociaux [et] redonner à la communauté », détaille Christian Ouaka.

Lors de sa dernière assemblée générale annuelle, l’AFN avait manifesté son désir de se rapprocher davantage de la communauté inuit du territoire, qui forme environ 85 % de la population.

« Très peu de gens savent vraiment ce qu’on fait, soutient-il. La proximité avec la communauté, [en raison] de la pandémie, a été vraiment brouillée, donc on voudrait recommencer à tisser ce lien. »

Le stagiaire de l’AFN Simon Bastarache, qui a nouvellement posé ses valises à Iqaluit, espère que la distribution de repas facilitera son intégration dans la capitale. « Ça faisait six ans que je rêvais de découvrir le Nord, mentionne-t-il. Ça va être une forme de soulagement, de satisfaction de dire qu’on peut enfin se réunir. »

Depuis le 28 février, les restaurants et les bars d’Iqaluit peuvent accueillir un nombre maximal de 25 personnes ou respecter une capacité de 25 %, la valeur la plus faible étant retenue.

Malgré l’assouplissement des restrictions sanitaires, l’AFN distribuera cette fois les mets préparés plutôt que de permettre aux participants de s’attabler au Franco-Centre.

L’AFN espère reproduire la soupe communautaire une fois tous les deux mois, voire mensuellement, en personne. L’organisme compte ainsi reprendre tranquillement la cadence d’événements qu’elle tenait avant le confinement, dont ses déjeuners du mercredi et ses « jams cafés », des soirées de performances musicales.

Matisse Harvey, Radio-Canada

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