Un organisme vise une baisse de 50 % de l’itinérance au Yukon d’ici 2028

Selon la coordonnatrice du plan d’action communautaire de l’organisme sans but lucratif, Maddie Porter, il s’agit d’un objectif à la fois réaliste et ambitieux
.
Le plan, qui compte 112 pages, porte le titre de Un endroit où être : une initiative communautaire pour mettre fin à l’itinérance
.

La stratégie de l’organisme se décline en 29 mesures. Celles-ci visent à créer davantage de logements permanents et à renforcer les services de soutien en dehors des refuges d’urgence. Elles prévoient aussi la mise en place de logements temporaires pour les personnes qui sortent d’un centre de traitement, d’un établissement correctionnel ou d’un établissement de soins.
Le plan rappelle que plus de 80 % des personnes en situation d’itinérance le sont depuis plus de six mois et ont besoin d’un soutien coordonné pour conserver un logement. Les Premières Nations sont d’ailleurs fortement surreprésentées
en raison de la colonisation et des conséquences des pensionnats.
Kate Mechan, directrice générale de l’organisme Safe at Home qui lutte contre l’itinérance, dit que certaines des mesures suggérées ne coûtent rien à mettre en place, à condition d’améliorer la collaboration entre les gouvernements et les organismes. Elle reconnaît néanmoins que le territoire traverse une période de contraintes budgétaires
.

Le plan est une mise à jour de celui publié en 2017.
On voit de plus en plus de personnes vivre en situation d’itinérance dans notre communauté, souligne-t-elle.Ce cadre nous aide à mieux nous responsabiliser les uns les autres.
Maddie Porter, estime pour sa part que le nouveau projet de logement avec soutien The Hearth, dont l’ouverture est prévue à la fin du mois de juin au centre-ville de Whitehorse, pourrait à lui seul réduire l’itinérance de 30 %.

The Hearth offrira 67 logements à des personnes en situation d’itinérance ou risquant de le devenir. Il est construit sur le site de l’ancien hôtel High Country Inn, sur la 4e Avenue. Ce projet de 42 millions de dollars, dirigé par l’organisme Safe at Home, était en préparation depuis cinq ans.
Maddie Porter affirme qu’un plan détaillé est nécessaire pour atteindre l’objectif de 50 %.

L’itinérance est un problème complexe, poursuit-elle, ajoutant qu’il implique la participation de plusieurs gouvernements et organisations à but non lucratif.Si on ne travaille pas tous ensemble, on risque de travailler en parallèle ou même de se nuire.
Le nombre de personnes en situation d’itinérance à Whitehorse a atteint un niveau record selon les statistiques les plus récentes de Safe at Home, soit 309 personnes, dont environ 40 enfants, étant sans domicile.
Avec les informations de Gabrielle Plonka) et de Virginie Ann
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