Un premier plan directeur pour le développement du parc Thaıdene Nëné aux T.N.-O.

Aux Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), la communauté de Łutselk’e a célébré la signature d’un premier plan destiné à développer la réserve de parc national Thaıdene Nëné. Baptisé Thaıdene Nëné badı xá, qui signifie « veiller sur Thaıdene Nëné » en déné yati, cet accord vise à atteindre 5 grands objectifs sur 10 ans.
Parcs Canada, l’Association des Métis des Territoires du Nord-Ouest et le gouvernement territorial sont aussi signataires de cet accord.
Créée en 2020, la réserve de parc national Thaıdene Nëné (terre des ancêtres
, en dënesųłiné yati), est une zone protégée de 26 000 kilomètres carrés située entre la forêt boréale canadienne et la toundra arctique, à la pointe est du Grand lac des Esclaves.

C’est une relation avec la terre, l’eau, les animaux et tout ce qui à l’intérieur de Thaıdene Nëné, explique Adeline Jonasson, directrice du Thaıdene Nëné Xá Dá Yáłtı, l’organisme responsable de la gestion opérationnelle de l’aire protégée. J’ai pensé au futur, parce que tout cela est pour yúnethé xá. C’est ce que nos aînés nous ont dit : « C’est pour le futur. »
Parmi les objectifs établis par le plan des relations, on trouve le développement d’une stratégie touristique et la construction d’un centre de visiteurs à Łutselk’e.
Aussi, les langues, la culture et les connaissances autochtones sont au cœur de chaque section du document. Le plan repose d’ailleurs sur le principe central de nuwé ch’anıe, qui décrit toutes les valeurs et tous les systèmes de connaissances des Dénés.
Le travail n’est pas terminé, mais les fondations sont solides, a déclaré le ministre de l’Environnement et du Changement climatique des T.N.-O., Jay Macdonald.Ensemble, nous avons créé quelque chose de digne de cet endroit.
Pour accéder au parc national, l’inscription auprès de Parcs Canada est obligatoire. Il en va de même pour les permis de pêche et de chasse, sauf pour les Autochtones.
Avec les informations de Kaila Jefferd-Moore
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