Chili : le génome d’une plante résistante aux climats extrêmes cartographié par des chercheurs

Le Dr Gustavo Zúñiga inspecte une chambre froide contenant une plante antarctique dont les molécules filtrent les rayonnements solaires et permettraient de prévenir les dommages à l’ADN humain, à Santiago, au Chili. (Photo prise le 25 juillet 2017/Reuters/Ivan Alvarado)

Une équipe dirigée par des chercheurs chiliens a établi la cartographie génétique la plus complète à ce jour de l’une des deux seules plantes à fleurs poussant naturellement en Antarctique, ‌ce qui pourrait contribuer au développement de cultures résistantes aux conditions climatiques extrêmes.

Le Colobanthus quitensis suscite depuis longtemps l’intérêt des scientifiques pour sa capacité à survivre aux températures glaciales, au ​manque d’eau et aux forts rayonnements UV ​de l’Antarctique, l’un des environnements les plus froids et les plus secs de la planète.

Face aux records de chaleur ​et aux sécheresses prolongées qui renforcent dans de nombreuses régions ⁠du monde l’urgence d’adapter ⁠l’agriculture, les scientifiques ont déclaré ‌disposer désormais des outils nécessaires pour évaluer si les caractéristiques de cette plante pourraient être transférées à des cultures agricoles grâce à des techniques d’édition génétique.

L’étude, publiée dans la revue Genome Biology ⁠and Evolution de l’Oxford University Press, a permis d’assembler les 40 échafaudages chromosomiques du génome de la plante dans le cadre du projet Polarix. « Nous avons pu ‌séquencer et assembler l’intégralité du génome », a déclaré Eduardo Castro, chercheur associé au Centre international du cap Horn au Chili et auteur principal de l’étude avec Claudio Meneses, de l’Université pontificale catholique ​du Chili.

« L’idée n’est pas de créer des plantes transgéniques. L’idée est de modifier le génome ⁠d’une plante ayant une valeur nutritionnelle », a précisé Eduardo Castro.

L’identification des gènes ⁠individuels est plus facile une fois le génome cartographié, mais le ⁠processus ⁠peut encore prendre du temps. ​Eduardo Castro estime que les scientifiques pourraient avoir besoin de 5 à 10 ans pour ⁠mettre au point des applications commerciales.

Une équipe californienne a soutenu les chercheurs chiliens, dont les travaux s’appuient sur des recherches antérieures du Korea Polar Research Institute ayant permis d’obtenir une version partielle, mais non publiée, du génome. 

À lire aussi :

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

Laisser un commentaire

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette.
Nétiquette »

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *