Droits des femmes autochtones : le CCI demande d’agir contre les discriminations

Une robe est accrochée à un arbre, à Whitehorse, le 5 mai 2025.
La robe rouge est devenue un symbole reconnu pour représenter les femmes, les filles et les personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées. (Photo d’archives : Radio-Canada/Sarah Xenos(

Dix jours après la première Journée internationale des femmes et des filles autochtones, célébrée le 5 septembre dernier, le Conseil circumpolaire inuit (CCI) réitère son appel à protéger les droits fondamentaux des femmes inuit et à lutter contre les violences systémiques qui les touchent.

Cette journée internationale, instaurée cette année pour faire reconnaître les droits énoncés dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA), est l’occasion pour l’organisme de souligner le rôle essentiel des femmes inuit.

Le CCI décrit ces dernières comme « des piliers de leurs communautés qui préservent leurs langues, leurs traditions et leurs valeurs ».

Une vulnérabilité accrue

Le CCI rappelle toutefois que les femmes et filles inuit demeurent exposées à des risques élevés de discrimination raciale et fondée sur le genre.

L’organisation dénonce des taux élevés de violence, d’abus, ainsi que la crise des personnes disparues ou assassinées.

À ces violences s’ajoutent des facteurs sociétaux, comme la crise du logement, qui aggrave la vulnérabilité, le déplacement et la séparation des familles, affirme l’organisme dans un communiqué.

Selon le CCI, le traitement de ces enjeux sociaux est indispensable pour « garantir la sécurité et la dignité des familles inuit ».

Une statue en bronze représentant une femme en train de faire du tambour, un bouquet de fleurs est posé sur son socle, à Whitehorse.
Cette statue a été construite en 2021, près du parc Rotary à Whitehorse, en hommage aux femmes, aux filles et aux personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées. (Photo : Radio-Canada/Sarah Xenos)

Obstétrique et santé reproductive

Le CCI a par ailleurs salué le récent rapport du Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, Albert K. Barume.

« Ce document traite des violations de la santé sexuelle et reproductive subies par les femmes autochtones, dont des expériences de violence obstétricale. »

En 2021, les collèges des médecins, des pharmaciens, des dentistes, des infirmières et des sages-femmes de la Colombie-Britannique avaient déjà présenté leurs excuses aux peuples autochtones, victimes de racisme. (Photo d’archives : PC/Nathan Denette)

En s’appuyant sur la Déclaration du Sommet des femmes inuit, tenu à Sisimiut (Kalaallit Nunaat) en octobre 2025, le CCI demande la documentation et le partage des témoignages liés aux droits reproductifs.

L’organisation réclame également un accès généralisé à des services de soutien, de thérapie et de guérison ancrés dans la culture pour l’ensemble des communautés inuit.

Fondé en 1977, le Conseil circumpolaire inuit représente 180 000 Inuit répartis entre l’Alaska, le Canada, le Groenland et la Tchoukotka.

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