La construction du port de Qikiqtarjuaq, au Nunavut, est retardée

Faute de financement, la construction du port en eaux profondes de Qikiqtarjuaq, au Nunavut, a été remise à l’année prochaine.
Malgré le retard, le promoteur, la Qikiqtaaluk Arctic Economic Development Corporation (QAEDC), prévoit toujours d’ouvrir le port d’ici 2028.
En 2021, le gouvernement fédéral a versé 40 millions de dollars à celui du Nunavut pour le projet. En décembre dernier, la QAEDC a révélé que les coûts se rapprochent de 350 millions et demande donc un financement additionnel de 150 millions à Ottawa.
Depuis des années, la communauté de Qikiqtarjuaq rêve d’un port dans l’est extrême du passage du Nord-Ouest. Ce port approvisionnerait les navires transportant des marchandises, les bateaux de croisière et les bateaux de pêche.
Un retard mal accueilli
Jeff Maurice, vice-président de la QAEDC, dit que le projet est prêt à être mis en chantier. Il est optimiste
quant au fait que le gouvernement fédéral tiendra compte de cette disponibilité immédiate
du port lorsqu’il décidera du financement pour les projets d’infrastructures dans l’Arctique.
Cependant, le directeur administratif du hameau de Qikiqtarjuaq, Mohammad Ahmadi, ne partage pas ce point de vue.
Il craint que le retard ne mette fin au projet avant même qu’il n’ait commencé.
On en parle depuis plus de 20 ans. Comment puis-je encore croire [que le port sera construit]?, affirme-t-il.
Selon les documents soumis à la Commission du Nunavut chargée de l’examen des répercussions, le projet propose de construire un quai de 75 m, une voie de service de 275 m, une grue pour décharger les marchandises, des conteneurs frigorifiques, ainsi que des bureaux pour la sécurité et les opérations.
Selon la Qikiqtani Inuit Association, le port serait un atout pour l’économie de Qikiqtarjuaq en facilitant la pêche, le tourisme et le transport maritime. Il serait également avantageux pour la défense nationale et pour la Garde côtière.
Selon un texte (nouvelle fenêtre) d’Arty Sarkisian
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