Six organismes de développement pour les Inuits se réunissent sous une même bannière

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La Société de développement pour les Inuits regroupe six associations de l’Inuit Nunangat, où se trouvent plus de 45 000 Inuits au Canada, selon Statistique Canada. (Inuit Tapiriit Kanatami)
Les Inuits du Nord canadien pourront s’attendre à davantage de possibilités d’emplois et à une main-d’œuvre plus locale. C’est du moins ce à quoi la Société de développement pour les Inuits, un nouvel organisme « par et pour les Inuits », compte s’attaquer d’ici les prochaines années.

« L’objectif principal pour les régions inuites de l’Arctique canadien est de collaborer davantage pour développer des perspectives économiques », explique le vice-président chargé du développement économique de la Société Makivik, Andy Moorhouse. L’organisme, qui a été fondé au terme de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, vise à promouvoir le développement économique, social et culturel des Inuits du Nunavik, dans le nord du Québec.

« Prospérité économique d’une perspective nordique » sont les mots d’ordre de cette nouvelle association créée pour s’assurer que les retombées positives du développement économique du Nord canadien profitent aux Inuits. Pour Andy Moorhouse, cette initiative est un pas de plus vers « davantage d’autonomie sur le plan économique ».

La Société de développement pour les Inuits regroupe six organismes de l’Inuit Nunangat, où se trouvent les Inuits du Canada. Leur revenu annuel combiné atteint plus de 500 millions de dollars, selon la Société.

Associations inuites regroupées au sein de la Société de développement pour les Inuits :

  • Société inuvialuite de développement (nord du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest)
  • Société Kitikmeot (nord-ouest du Nunavut)
  • Société d’investissements Sakku (centre du Nunavut)
  • Société Qikiqtaaluk (nord-est du Nunavut)
  • Société Makivik (nord du Québec)
  • Groupe d’entreprises du Nunatsiavut (nord de Terre-Neuve-et-Labrador)

La Société de développement pour les Inuits, qui a vu officiellement le jour mercredi à Ottawa, est le fruit de plus d’un an et demi de discussions entre les différents organismes de l’Inuit Nunangat.

« Nous allons continuer de collaborer ensemble et d’étudier les possibilités qui se présentent à nous tout en gardant en tête que chaque région à ses propres objectifs économiques », prévoit le vice-président chargé du développement économique de la Société Makivik.

Construction et télécommunications

À long terme, la Société Makivik compte se concentrer sur le secteur des télécommunications et sur l’industrie de la construction. « Ce sont les deux secteurs sur lesquels nous nous penchons présentement, mais nous ne nous fermons pas de portes », indique Andy Moorhouse. Il cite, à titre d’objectif futur, l’implantation d’un réseau de fibres optiques pour améliorer l’accès à Internet dans le Nord canadien.

« Pour nous, les possibilités dans le secteur minier au Nunavik sont particulièrement importantes parce que [cette industrie] offre de nombreuses perspectives d’emploi et de formation aux Inuits qui leur permettent de développer une expertise précise », indique Andy Moorhouse, en faisant référence aux mines Nunavik Nickel et Raglan, dans le Nord québécois.

Le représentant de la Société Makivik se félicite que l’association ait été créée « par et pour les Inuits ». « De manière générale, les initiatives qui impliquent la collaboration de plusieurs régions [inuites] et qui ont des retombées positives directes sur les populations inuites sont bien reçues par les communautés », se réjouit-il.

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