Des aînés du Nord canadien transmettent la culture autochtone aux nouveaux arrivants

Une vingtaine de jeunes nouveaux arrivants de Yellowknife (capitale des Territoires du Nord-Ouest, dans le Nord canadien) ont pu discuter, écouter et jouer avec des aînés de la résidence pour personnes âgées Avens. Le camp culturel avait pour but de partager la culture dénée à ces jeunes nouveaux ténois (résidents des T.N.-O.).
Le pain bannique, la nourriture, les jeux traditionnels et la culture denée étaient à l’honneur jeudi à la résidence Avens.
Une culture qui s’est mélangée à celles des jeunes élèves provenant des Philippines, de la Chine, de la Syrie, d’Haïti, de l’Inde, du Vietnam, de la Somalie et du Soudan.
Connaître les gens de Yellowknife
Pour la plupart de ces élèves, qui ne sont ici que depuis quelques mois ou quelques années, c’est surtout le froid de Yellowknife qui les a le plus marqués depuis leur arrivée.
Apprendre comment les peuples dénés passaient les hivers est donc d’autant plus intéressant pour Chelsea Diaz, qui est arrivée des Philippines il y a un an.

Elle dit apprécier ce genre d’événement qui lui permet de rencontrer d’autres nouveaux arrivants, mais aussi d’en apprendre un peu plus sur les gens d’ici.
« Beaucoup de personnes que je connais sont dénées ou autochtones et ça m’aide à en apprendre plus sur eux et sur leur passé ici », dit-elle. « Pour nous, les nouveaux arrivants, c’est quelque chose qui nous aide à comprendre les gens de Yellowknife. »

Pour Sayak Dirghangi, originaire de l’Inde, il s’agit aussi d’en apprendre plus sur une culture qu’il estime bien différente de la sienne.

Ce partage d’information et de culture, c’est le but de ce camp, selon la coordonnatrice du programme SWIS du Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest, Annik Théberge.
« C’est important de leur transmettre les valeurs liées à ces traditions-là pour qu’ils développent le respect et l’ouverture d’esprit qui vient avec tout ça », explique la travailleuse d’établissement dans les écoles, qui suit l’intégration de ces élèves pendant l’année en cours.

Bon pour les aînés
Mais le camp ce n’est pas seulement pour les jeunes nouveaux arrivants : c’est aussi pour ceux qui habitent la résidence Avens.
C’est une occasion, selon elle, de donner aux aînés le sentiment d’être utiles et impliqués.
« Je crois beaucoup aux bénéfices des activités intergénérationnelles », dit Annik Théberge. « C’est donc [une connexion] naturelle d’essayer de mettre en contact les jeunes et les aînés pour qu’ils puissent partager leurs connaissances et leur culture ensemble, dans une atmosphère sécuritaire, chaleureuse et sans jugement. »
Avec des informations de Kaila Jefferd-Moore