La Charte sur les plastiques dans les océans au cœur d’une rencontre de ministres du G7 au Canada

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Le plastique dans les océans est un véritable fléau environnemental. (iStock)
Les ministres de l’Environnement du G7 sont à Halifax (est du Canada) cette semaine pour élargir la participation internationale à une charte du plastique conçue par le Canada pour protéger l’environnement. La France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni avaient accepté de se joindre à cette charte canadienne, au Sommet du G7 de Charlevoix, en juin dernier.

Rappelons que ces États signataires se sont engagés à recycler et à réutiliser au moins 55 % de leurs emballages de plastique d’ici 2030.

Ces pays émettaient aussi le souhait de parvenir à récupérer tous les types de plastiques utilisés sur leur territoire d’ici 2040.

« C’est une étape importante vers […] une économie où tous les plastiques seraient recyclés et réutilisés », avait alors dit le Premier Ministre Justin Trudeau, qui avait aussi annoncé à Charlevoix une contribution canadienne de 100 millions de dollars pour vider les océans d’une partie du plastique.

Les dispositions de la charte invitent les États signataires à établir des normes pour accroître la réutilisation et le recyclage des plastiques, plutôt que de les envoyer à l’enfouissement. Elles invitent aussi les entreprises à assumer la responsabilité de raffiner leurs méthodes de production pour éliminer le gaspillage et les déchets.

Attirer le Japon et les États-Unis
La ministre canadienne de l’Environnement Catherine McKenna. (Justin Tang/La Presse canadienne)

Selon la ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, la Charte sur les plastiques dans les océans initiée par le Canada est au coeur de la réunion de trois jours des ministres de l’Environnement du G7, qui a commencé mercredi.

Les discussions visent aussi à obtenir un engagement plus large de la communauté internationale, surtout des États-Unis et du Japon qui ont refusé de signer la charte. Plus de la moitié des déchets de plastique dans nos océans proviennent de pays d’Asie qui ne sont pas membres du G7 et où la collecte des déchets est déficiente.

La rencontre d’Halifax sert aussi à faire la promotion de la charte, qu’Ottawa s’apprête à déposer à l’Assemblée générale des Nations unies.

Une matière omniprésente

Le plastique, cette matière omniprésente dans notre quotidien, est le troisième matériau le plus fabriqué par l’humain, derrière le béton et l’acier.

Plus de huit milliards de tonnes de plastique ont déjà été fabriquées depuis plus d’un demi-siècle.

Au moins 20 tonnes de déchets de plastique sont déversées dans les océans chaque minute, et 1 % de ce plastique flotte. Le reste s’enfonce dans les eaux et se décompose en microparticules.

Certains produits avec microbilles interdits au Canada
Certains produits cosmétiques contiennent des microbilles. (PeopleImages/Getty Images)

Ottawa avait annoncé son intention en 2016 d’interdire à partir du 1er juillet 2018 la vente de produits de toilette contenant des microbilles, soit un an après les États-Unis.

Il est donc interdit au Canada de fabriquer ou d’importer des produits de toilette contenant des microbilles de plastique. Il est aussi interdit de vendre des produits de toilette qui contiennent des microbilles de plastique, sauf si les produits de toilette sont aussi des produits de santé naturels ou des médicaments sans ordonnance, auquel cas l’interdiction entrera en vigueur le 1 juillet 2019.

Les microbilles de plastique, dont la taille est inférieure à 5 mm, sont utilisées comme des agents exfoliants ou nettoyants pour le corps humain. Non solubles dans l’eau, elles se retrouvent dans les cours d’eau et les océans, où elles sont ingérées par divers organismes.

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