Ottawa finance des initiatives de justice pour les femmes et les enfants du Nunavut, dans l’Arctique canadien

Le ministre canadien de la Justice, David Lametti, était de passage à Iqaluit, dans le nord-est du Canada, où il a annoncé une somme de 1,8 million de dollars pour financer des initiatives juridiques qui soutiennent les femmes et les enfants victimes de violence. Cette image montre le ministre David Lametti lors d’une intervention à la Chambre des communes, à Ottawa, le 14 mai. (Justin Tang/La Presse canadienne)
Le gouvernement canadien a annoncé un financement de 1,8 million de dollars destiné à des initiatives liées à la violence familiale, au harcèlement sexuel en milieu de travail et aux services offerts aux enfants victimes de violence au Nunavut, un territoire de l’Arctique canadien.

Le ministre fédéral de la Justice, David Lametti, était de passage lundi à Iqaluit, la capitale du Nunavut, où il en a fait l’annonce.

« L’information et la vulgarisation juridiques, l’acquisition de connaissances et l’existence d’espaces sécuritaires pour les jeunes victimes d’actes criminels sont des éléments importants qui soutiennent une société juste et prospère », a-t-il fait savoir dans un communiqué de presse.

Parmi la somme annoncée, 875 526 $ sur cinq ans seront versés à la Fondation des jeunes et des enfants de l’Arctique pour la création d’un centre d’appui aux enfants victimes de violence à Iqaluit.

Un investissement de 843 000 $ a aussi été attribué au Barreau du Nunavut pour qu’il mette sur pied une initiative visant à lutter contre le harcèlement sexuel en milieu de travail et contre la violence fondée sur le genre. Le programme offrira notamment des services d’information juridique dans plusieurs communautés du territoire et des ateliers de sensibilisation au harcèlement sexuel en milieu de travail.

Le Barreau du Nunavut a également reçu un montant de 111 000 $, réparti sur deux ans, pour financer une campagne de sensibilisation à la violence familiale pour mieux outiller les victimes à briser le silence et à reconnaître des situations de violence.

Les femmes du Nord plus vulnérables

Les données de Statistique Canada montrent que les femmes et les filles victimes d’un crime violent sont surreprésentées dans le nord du pays. En 2017, les femmes âgées de 24 ans ou moins résidant dans un des trois territoires nordiques – le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest ou le Nunavut – étaient près de trois fois plus à risque d’être victimes d’un crime violent qu’une femme vivant dans le sud du pays.

Le nord du pays fait aussi face à un manque de centres d’hébergement destinés aux femmes et aux enfants victimes de violence. Au mois de mars, une récente étude (en anglais) de l’organisme pour femmes inuit Pauktuutit révélait que plus de 70 % des 51 communautés inuit du nord du pays ne disposaient pas d’un refuge pour les femmes et les enfants victimes de violence familiale.

Dans son budget de 2018, le gouvernement fédéral s’est engagé à verser 50 millions de dollars sur cinq ans pour lutter contre le harcèlement sexuel. La somme vise entre autres à permettre à des organismes à travers le pays d’offrir de l’information juridique en milieu de travail.

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