Immigration : un programme pour attirer des travailleurs qualifiés dans le Nord canadien

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La rareté de main-d’œuvre frappe plusieurs régions à travers le pays. (Radio-Canada)
À la demande de collectivités du pays, le gouvernement canadien s’attaquera à la pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs régions, dont celle de l’Arctique. Un projet pilote sur cinq ans tentera d’attirer des travailleurs qualifiés issus de l’immigration dans les collectivités reculées du nord du pays.

« Le gouvernement du Canada a comme priorité d’aplanir les obstacles au développement économique et de promouvoir la croissance des communautés locales partout au pays », a fait savoir la ministre du Développement économique rural, Bernadette Jordan, par voie de communiqué.

Lancé mardi, le Programme pilote d’immigration dans les communautés rurales et du Nord s’applique aux provinces de l’ouest du pays et des Prairies canadiennes, à l’Ontario et aux territoires du Nord, à savoir le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut.

Bien que la Colombie-Britannique, l’Ontario et les provinces de l’Atlantique soient les plus durement touchées par la pénurie de main-d’œuvre, plusieurs collectivités du Nord canadien subissent les contrecoups du vieillissement de la population, de l’exode des jeunes vers les grandes villes et du manque de travailleurs.

D’après les prévisions du Bureau des statistiques du Yukon, l’augmentation de la proportion de personnes âgées de 66 ans et plus devrait être d’environ 77 % de 2016 à 2030.

Les grandes villes plus populaires

Selon le gouvernement fédéral, la majorité des nouveaux arrivants qui prennent part aux programmes fédéraux d’immigration choisissent de s’installer dans les grands centres urbains plutôt que dans les petites collectivités.

« Les avantages économiques et sociaux qui découlent de l’immigration sont évidents dans les collectivités partout au Canada. En créant un programme pilote d’immigration destiné aux collectivités rurales et nordiques, nous cherchons à nous assurer que les avantages découlant de l’immigration sont répartis partout au pays. »

Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté

Les communautés choisies devront notamment s’assurer que les nouveaux arrivants puissent établir rapidement des liens avec des résidents et que des organismes d’accueil aux immigrants soient à leur portée.

Pour être admissibles, les communautés doivent avoir une population de 50 000 personnes au maximum et être situées à une distance d’au moins 75 kilomètres du centre d’une région métropolitaine de recensement. Les collectivités considérées comme étant éloignées des centres urbains et qui sont composées de 200 000 habitants et moins peuvent aussi soumettre leur candidature.

Le ministère de l’Immigration compte dévoiler les collectivités sélectionnées au cours du printemps.

En mars 2017, le gouvernement fédéral a lancé le Programme pilote d’immigration au Canada atlantique pour stimuler la croissance économique des quatre provinces de l’Atlantique.

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