De nombreuses femmes pilotes d’attelage au Yukon Quest

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Marcelle Fressineau a choisi, cette année, de faire la YQ300, pour enchaîner ensuite sur la course alaskienne Iditarod, en mars. (Nelly Albérola/Radio-Canada)
Il y aura 45 pilotes d’attelage au départ du Yukon Quest cette année, parmi lesquels on comptera de nombreuses femmes.

Marcelle Fressineau est une habituée du Yukon Quest. Depuis qu’elle participe aux courses de traîneaux à chiens, voilà plus de 20 ans, elle voit de plus en plus de femmes pilotes d’attelage prendre le départ. « On est plus de la moitié cette année pour la YQ300 », constate-t-elle, ravie.

Sur cette course, on atteint même les deux tiers, puisque 9 des 15 participants sont des femmes. La plus grande course, la YQ1000, compte, quant à elle, un tiers de femmes.

« Je suis très fière et heureuse de voir que les femmes osent plus! »

Marcelle Fressineau, pilote d’attelage
Ouvrir la voie

La conductrice et compétitrice expérimentée avoue qu’elle ignorait complètement que des femmes pouvaient participer à des courses de traîneaux à chiens avant que l’une d’entre elles ne gagne une grande compétition.

« Lorsque j’ai appris que Libby Riddles avait remporté l’Iditarod, en 1985, ça m’a influencé », dit-elle.

Beaucoup de conductrices de traîneaux ont fait de même, se lançant dans la course en voyant que d’autres femmes l’avaient fait.

Aujourd’hui, elles ont même la possibilité de rencontrer leurs idoles, « ce qui n’est pas rien », souligne Isabelle Travadon, qui va participer à la YQ1000 pour la première fois. « C’est sympa d’être avec tous ces gens. »

« Ce sont des grandes pilotes! »

Isabelle Travadon, pilote française d’attelage.

En moyenne, 20 % des participants des courses de traîneaux à chiens sont des femmes.

Pour la directrice du Yukon Quest pour l’Alaska, Marti Steury, l’augmentation du nombre de conductrices cette année n’est pas exceptionnelle ni même étonnante.

« Les femmes ont toujours fait partie de l’équipe et du monde du traîneau à chiens. Leur nombre, en tant que pilotes, fluctue selon les années et dépend surtout des finances de la famille », dit-elle.

Beaucoup de conducteurs partagent leur passion avec leur conjoint ou conjointe, qui choisissent alors qui des deux va concourir lors une course ou d’une autre, selon leur budget.

Malgré tout, les pilotes assurent voir plus de femmes conduire les traîneaux à chiens. Seules les années diront s’il s’agit d’un fait ou d’une simple coïncidence de calendrier ou d’une tendance de fond.

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Nelly Albérola, Radio-Canada

Nelly Albérola, Radio-Canada

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