2018, au quatrième rang des années les plus chaudes

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Selon les conclusions de la NASA, les températures de 2018 se classent derrière celles de 2016, 2017 et 2015. (Marie-Laure Josselin/Radio-Canada)
De nouvelles analyses de la NASA et de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA) classent 2018 au quatrième rang des années les plus chaudes depuis le début des relevés annuels de températures, en 1880. Ce bilan est un coup dur pour l’Arctique, où le réchauffement des températures est deux à trois fois plus rapide qu’ailleurs sur la planète.

Les conclusions des deux agences américaines ont été rendues publiques mercredi dans des rapports indépendants.

« 2018 a été à nouveau une année extrêmement chaude, qui s’inscrit dans une tendance de réchauffement à long terme », a fait savoir le directeur de l’Institut Goddard des études spatiales de la NASA, Gavin Schmidt, par voie de communiqué.

Selon les conclusions de la NASA, les températures de 2018 se classent ainsi derrière celles de 2016, 2017 et 2015.

D’après l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA), les températures moyennes de 2018 ont dépassé de 0,79 degré Celsius celles enregistrées au 20ème siècle. Neuf des dix années les plus chaudes ont été recensées depuis 2005.

Les scientifiques de la NASA ont pour leur part conclu que les températures moyennes de 2018 avaient augmenté de 0,83 degré Celsius par rapport à celles de la période 1951-1980.

Lourd bilan pour l’Arctique

Les conclusions de la NOAA sont particulièrement alarmantes pour la région de l’Arctique. L’année 2018 est arrivée au deuxième rang des années où l’étendue maximale de la zone englacée a été la plus faible. Pour l’État américain de l’Alaska, 2018 arrive au second rang des années les plus chaudes, derrière 2016, rapporte la NOAA.

La NASA a ajouté que la diminution de la masse des glaces du Groenland et de l’Antarctique contribuait toujours à la hausse du niveau des mers. « Les effets du réchauffement planétaire à long terme se font déjà sentir : inondations côtières, vagues de chaleur, précipitations intenses et changements des écosystèmes », a déclaré Gavin Schmidt, dans le communiqué de presse de la NASA.

Dans son rapport publié au mois de décembre, la NOAA révélait que 2018 était en deuxième position des années les plus chaudes jamais enregistrées dans l’Arctique.

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