Nord canadien : une chef autochtone appuie la déclaration d’urgence climatique d’une communauté du Yukon

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La chef régionale de l’Assemblée des Premières Nations (APN) pour le Yukon, Kluane Adamek, appuie la déclaration d’urgence climatique adoptée par les Gwitchin Vuntut d’Old Crow, le 19 mai. (Claudiane Samson/Radio-Canada).
La chef régionale de l’Assemblée des Premières Nations (APN) pour le Yukon, dans le nord-ouest du Canada, s’est ralliée aux Gwitchin Vuntut d’Old Crow, qui ont récemment adopté une déclaration d’urgence climatique.

« Les Premières Nations, particulièrement celles dans le Nord, sont les premières à ressentir les répercussions des changements climatiques et nous pouvons être des intervenants de première ligne en luttant contre cette crise mondiale », a fait savoir mercredi la chef régionale de l’Assemblée des Premières Nations pour le Yukon, Kluane Adamek, par voie de communiqué.

Kluane Adamek en a fait l’annonce lors d’une réunion du Comité exécutif de l’Assemblée des Premières Nations, qui avait lieu du 27 au 29 mai à Ottawa. À l’issue de cette rencontre, les membres ont adopté à l’unanimité une motion qui appuie la déclaration d’urgence climatique des résidents d’Old Crow.

Le 19 mai, la Première Nation des Gwitchin Vuntut d’Old Crow a adopté une déclaration d’urgence climatique liée aux nombreux bouleversements observés dans la région. Selon le chef de la Première Nation des Gwitchin Vuntut, Dana Tizya-Tramm, les quelque 200 résidents d’Old Crow sont les premiers à ressentir les effets des changements climatiques, qui menacent leur mode de vie traditionnel.

« Notre peuple parle depuis longtemps de cet énorme changement et, maintenant, nous en sommes témoins », a-t-il mentionné dans un communiqué de presse.

Le chef Dana Tizya-Tramm espérait ainsi que d’autres communautés du Yukon et de l’Alaska leur emboîtent le pas et adoptent, à leur tour, des déclarations d’urgence climatique.

Dégel du pergélisol, fonte précoce des glaces, hausse des précipitations… Au mois d’avril, un récent rapport d’Environnement Canada révélait que le Nord canadien se réchauffait à un rythme trois fois plus élevé que le reste de la planète. La température moyenne y a augmenté de 2,3 °C entre 1948 et 2016, contre 1,7 °C dans l’ensemble du Canada.

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