Un territoire de l’Arctique canadien tente de stimuler son secteur agroalimentaire

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Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, dans l’Arctique canadien, tente de stimuler l’industrie agroalimentaire. (iStock)
Deux programmes du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO), dans l’Arctique canadien, sont conçus pour aider l’essor du secteur agroalimentaire.

Les personnes qui souhaitent profiter des subventions du Partenariat canadien pour l’agriculture ont jusqu’au 31 mars pour le faire.

« Nous sommes au milieu de la période de demandes de subventions », explique le directeur de la division de la Diversification économique du ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, Joel Holder, ajoutant qu’avant le moment des semences, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a reçu un grand volume de demandes.

Le programme conjoint fédéral-territorial Partenariat canadien pour l’agriculture (PCA) a remplacé Cultivons l’avenir 2 l’an passé. « Ça a été une transition harmonieuse, avance M. Holder. Je pense que nous avons été les premiers signataires de l’entente. »

L’entente signée est valide pour cinq ans, jusqu’au 31 mars 2023. Soixante pour cent du financement proviennent du fédéral, pour un budget annuel total de 1,12 million de dollars.

À sa première année de fonctionnement en 2018-2019, le programme a été si populaire que le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a outrepassé son budget de 89 000 $, une somme qu’il doit déduire de son budget 2019-2020.

Subdivisé en différents programmes visant la formation, la recherche, le développement de marché, la sensibilisation, le PCA a favorisé le développement d’une grande diversité de projets à la grandeur des Territoires : construction de serres, participations à des conférences, achat de semences, de matériel d’apiculture, etc.

Financement à long terme

Les tributaires de subventions demeurent admissibles les années subséquentes, mais les demandes demeurent annuelles. « Ce que nous apprécions, précise M. Holder, c’est de savoir d’avance s’ils cherchent du financement pour plusieurs années. »

En 2019-2020, explique-t-il, le PCA a financé un mélange de nouveaux projets et de plus anciens, rendus à un autre stade de développement, par exemple le développement de marchés.

Le ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement offre un autre programme pour l’agriculture, celui-ci sans partenariat avec le fédéral. Il s’agit du Programme nordique de développement de nourriture.

M. Holder précise que ce programme offre beaucoup de similarités avec le PCA, sauf qu’une bonne partie de ses fonds sont destinés à appuyer les projets de pêcheries. Chaque région des Territoires du Nord-Ouest dispose d’un budget de 110 000 $ pour un total annuel de 550 000 $ pour l’ensemble du territoire.

Le financement par l’entremise du Programme nordique de développement de nourriture est disponible à l’année, il n’y a pas de date butoir.

Repenser l’agroalimentaire

Aussi surprenant que cela puisse paraître pour certaines personnes, l’agriculture a déjà été plus développée aux Territoires du Nord-Ouest, disparaissant ensuite du paysage à cause de l’amélioration des transports, avancent certains, qui ont rendu les Ténois dépendant des importations interprovinciales.

« Dans un passé lointain, rappelle le directeur de la division de la Diversification économique, l’agriculture aux Territoires du Nord-Ouest était associée aux gros pensionnats indiens, la GRC [Gendarmerie royale du Canada], les missions et les mines. Les compagnies avaient de grosses fermes pour nourrir les travailleurs. Il y a eu ensuite une perte d’intérêt, mais ça a ressurgi. »

« Nous envisageons l’agriculture comme une façon de remplacer l’importation de nourriture, de produire une nourriture saine disponible à travers les Territoires du Nord-Ouest et de générer des débouchés économiques pour les collectivités. »

Selon Joel Holder, l’agroalimentaire se dirige vers l’autosuffisance. « Nous voyons déjà une très rapide amélioration dans le nombre de producteurs, argue-t-il. Leurs produits se vendent toujours au complet. »

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Denis Lord, L'Aquilon

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