Seize appartements pour sans-logis à Whitehorse, dans le nord-ouest du Canada

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Les nouveaux appartements sont offerts complètement décorés, meublés et équipés. (Claudiane Samson/Radio-Canada)
Le gouvernement du Yukon, dans le nord-ouest du Canada, inaugure cette semaine un édifice de 16 appartements pour y abriter des sans-logis selon l’approche « Logement d’abord » où les locataires ont accès à un toit avant d’obtenir du soutien.

Les premiers locataires sont attendus à la fin du mois dans un des 14 studios d’environ 37 mètres carrés, dont deux sont aménagés pour un accès en fauteuil roulant. Deux autres appartements comportant une chambre à coucher seront disponibles pour des couples.

L’édifice de 4,2 millions de dollars comprendra en permanence du personnel qualifié en santé mentale et en gestion de crise. Des infirmières ou des conseillers psychologiques se rendront également sur place selon les besoins.

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Frost, affirme que l’édifice offre une nouvelle option de logement pour les Yukonnais qui vivent dans la pauvreté chronique.

La ministre Pauline Frost se réjouit tout particulièrement du nouvel édifice construit sur le terrain qui abritait le foyer pour les élèves qui, comme elle, sont issus des collectivités rurales. (Wayne Vallevand/Radio-Canada)
« [L’initiative] vise à prévenir et mettre un terme à l’itinérance, où tout le monde a accès à un endroit sécuritaire et abordable qu’ils peuvent appeler un chez soi, mais qui donne également un accès aux services dont ils ont besoin quand ils en ont besoin. »

Pauline Frost, ministre de la Santé et des Services sociaux
Aucun critère de sobriété

Contrairement à d’autres initiatives, les futurs locataires n’auront pas à se soumettre à des règles de sobriété pour obtenir un logement, mais auront accès à du soutien pour modifier leurs habitudes de vie.

Les clients visés ont besoin de moins de soutien que ceux qui occupent les 20 appartements du refuge pour sans-abris où du personnel clinique est sur place en tout temps selon Christine Tapp, directrice des services sociaux au ministère de la Santé et des Affaires sociales du Yukon.

Le nouvel édifice de logements pour sans-logis est situé au centre-ville de Whitehorse. (Wayne Vallevand/Radio-Canada)
« Il s’agit d’une résidence privée comme n’importe quelle autre. Le refuge est bien différent. Il y a quatre différents programmes et services à l’intérieur d’un même édifice auquel le public a accès. »

Christine Tapp, directrice des Services sociaux, ministère de la Santé et des Affaires sociales

Les nouveaux locataires, sans enfants, devront toutefois souscrire à une entente de location qui comprendra entre autres une politique de gestion des invités.

Deux studios sont aménagés pour des clients à mobilité réduite. (Claudiane Samson/Radio-Canada)
Un projet communautaire qui ne règle pas le problème

La réalisation du projet est l’aboutissement d’un travail coordonné entre différents organismes de soutien, des Premières Nations et des gouvernements tous rassemblés sous l’initiative Safe at Home. La coordinatrice Kate Mechan avait elle-même proposé il y a 10 ans un projet semblable.

« C’est un moment excitant de pouvoir offrir ces appartements à ceux et celles qui sont en manque d’un logement depuis si longtemps », dit-elle. « Nous parlons finalement de ceux qui sont chroniquement sans logis. »

« Il faut être honnête, ces 16 unités ne régleront pas le problème de l’itinérance. Le besoin est tellement grand. Mais c’est un début. »

Kate Mechan, coordonatrice de l'initiative Safe at Home
Les logements ont été aménagés pour des itinérants célibataires, mais certains appartements peuvent accueillir des couples. (Claudiane Samson/Radio-Canada)

La coordonnatrice fera partie de l’équipe qui déterminera à qui seront offerts les nouveaux logements en fonction de plusieurs critères tels que les besoins, les relations interpersonnelles avec les autres locataires ou le type de logement. « L’approche « Logement d’abord » prévoit que les gens peuvent choisir l’endroit où ils veulent vivre. »

Selon la liste qu’elle détient, une centaine de personnes sont sans-logis. Selon le décompte réalisé par la Coalition anti-pauvreté en avril 2018, 195 personnes s’identifiaient comme itinérants dont plus de la moitié de façon chronique.

Les responsables affirment qu’aucun autre plan du genre n’est en préparation, mais que des besoins sont connus dans les collectivités rurales ou auprès des jeunes et des familles.

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Claudiane Samson, Radio-Canada

Claudiane Samson, Radio-Canada

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