Encore un mois de restrictions pour la COVID-19 dans le nord-ouest canadien

Dre Kami Kandola est l’administratrice en chef de la santé publique des T.N.-O. (Kate Kyle/CBC)
Les restrictions pour freiner la pandémie de COVID-19 resteront en place encore au moins un mois dans les Territoires du Nord-Ouest. Toutefois, la médecin en chef du territoire, Kami Kandola, a expliqué aux députés les critères qui serviront à déterminer quand elles pourront être assouplies puis levées.

Le territoire a mis en place des mesures strictes pour protéger ses résidents de la COVID-19, incluant la fermeture de ses frontières et l’interdiction de se rassembler. Ces restrictions portent fruit, estime la Dre Kami Kandola, puisque seulement cinq personnes ont été atteintes de la COVID-19 et elles sont maintenant rétablies.

Avant de songer à assouplir les restrictions en place, la Dre Kandola veut s’assurer qu’il y a un moyen d’intercepter et d’isoler les personnes venant de l’extérieur qui pourraient être infectées par le SRAS-CoV-2. D’autre part, la Dre Kandola veut s’assurer qu’il n’y a aucun cas de COVID-19 non diagnostiqué dans le territoire.

Une frontière contrôlée

Les frontières du territoire sont fermées depuis mars, et la Dre Kami Kandola prévoit maintenir cette restriction jusqu’à ce qu’un vaccin soit disponible partout au Canada, ce qui pourrait prendre « des semaines, voir des mois ».

L’objectif du territoire doit maintenant être de bloquer l’arrivée possible de nouveaux cas en provenance du reste du pays, puisqu’il n’y a aucune preuve de propagation dans la communauté, estime la Dre Kandola.

« Le plus grand risque pour le territoire est la situation dans le reste du Canada », estime-t-elle.

Elle a annoncé que le territoire allait présenter un amendement à sa déclaration d’état d’urgence sanitaire du 21 mars qui obligera ceux qui viennent pour offrir des services essentiels à s’isoler, à donner au gouvernement leurs coordonnées et à porter de l’équipement de protection individuelle.

Si les travailleurs essentiels ne sont pas en mesure de s’isoler pendant deux semaines, ils seront tenus de s’isoler lorsqu’ils ne travaillent pas.

La médecin hygiéniste en chef a aussi déclaré que des résidents des Territoires du Nord-Ouest continuent de se rendre dans le nord de la Colombie-Britannique, où la COVID-19 est présente, sans ensuite s’isoler pendant deux semaines, et que cela doit immédiatement cesser.

La Dre Kandola veut être convaincue que ceux qui arrivent au territoire peuvent être rapidement isolés en cas de besoin avant d’assouplir les restrictions.

Plus de tests et de suivis dans les communautés

En date du 22 avril, près de 1600 tests de dépistage de la COVID-19 ont été faits dans les Territoires du Nord-Ouest. De ce nombre, cinq personnes étaient atteintes du virus.

Jusqu’à présent, l’accent a été mis sur les personnes présentant des symptômes potentiels de la COVID-19, des symptômes qui s’apparentent à ceux de la grippe. Maintenant que la saison de la grippe tire à sa fin, moins de personnes ont de tels symptômes, estime la Dre Kandola. Désormais, les personnes présentant des symptômes légers pourront aussi se faire tester.

« C’est un virus insidieux. Le plus grand risque de propagation est très tôt dans l’infection. »Kami Kandola, médecin en chef des T.N.-O.

La Dre Kandola précise aussi que le gouvernement commencera à tester des groupes de personnes qui travaillent avec des populations à haut risque, comme les médecins et les infirmières. Il est toutefois impossible de tester tous les habitants du territoire, car il n’y a pas suffisamment de tests disponibles.

La Dre Kandola dit qu’elle doit aussi être convaincue que la COVID-19 n’est plus présente dans les communautés avant d’assouplir les restrictions et que pour se faire il faut que tous ces tests de dépistages soient négatifs.

Mais peu importe le reste, la Dre Kandola affirme qu’un retour à la normale devra attendre la disponibilité d’un vaccin qui protège de la COVID-19.

Avec les informations d’Alex Brockman

Radio-Canada

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