Bientôt deux nouvelles stations de recherche scientifique au Nunavut

Deux nouvelles stations de recherche seront construites dans le Nunavut, a annoncé l’Université du Québec à Rimouski. (Geoff Robins/AFP/Getty Images)
L’Université du Québec à Rimouski a annoncé qu’elle sera partenaire d’un projet de 17,5 millions de dollars pour l’aménagement de deux stations de recherche nordique sur l’île de Baffin, dans l’Arctique canadien. Ce projet que l’institution qualifie « d’envergure » permettra aux scientifiques d’étudier à longueur d’année les enjeux liés aux changements climatiques.

Des équipes de chercheurs multidisciplinaires (océanographes, géographes et experts en sciences de la santé) et aussi des étudiants vont réaliser des travaux aux deux stations qui seront construites à Pond Inlet et à Qikiqtarjuaq au Nunavut. Les installations pourront accueillir une quinzaine de personnes chacune.

« Ces stations vont nous permettre d’effectuer des recherches 365 jours par année, à la fois en milieu terrestre et marin », a indiqué Joël Bêty, professeur en biologie et directeur adjoint du Centre d’études nordiques.

Le professeur précise que la construction de ces deux stations de recherche dans l’Arctique est « complexe », mais leur ouverture est prévue pour 2024. « En raison de la rigueur du climat et de l’accès limité à de l’infrastructure, il se fait encore peu de recherche dans le Haut-Arctique. »

En plus d’être équipées pour réaliser des travaux de recherche, les stations faciliteront les partenariats de recherche et les collaborations avec les communautés inuit, a ajouté M. Bêty.

« Les communautés inuit seront impliquées dans la gestion des stations et dans la planification de la programmation de recherche. Comme chercheurs, nous avons à apprendre des savoirs traditionnels et nos recherches doivent apporter des réponses à des questions que ces communautés se posent sur les changements qui touchent le territoire qu’ils habitent. »Joël Bêty, professeur en biologie et directeur adjoint du Centre d’études nordiques

Notons que les deux stations de recherche seront cédées à la Qikiqtani Inuit Association (QIA) après quinze ans.

« Les stations vont nous permettre d’acquérir de nouvelles connaissances sur plusieurs enjeux majeurs, dont l’impact des changements climatiques sur les écosystèmes terrestres et marins », a expliqué M. Bêty.

Ce projet espéré par de nombreux professeurs universitaires est financé conjointement par la Fondation canadienne pour l’innovation, le gouvernement du Québec, l’Université du Québec à Trois-Rivières et l’Université du Québec à Rimouski. Le tout est piloté en amont par l’Université Laval.

Ismaël Houdassine, Regard sur l'Arctique

Ismaël Houdassine est diplômé en journalisme de l’Université de Montréal. Il commence sa carrière comme reporter et journaliste culturel. Avant de rejoindre l’équipe de Radio-Canada, il a collaboré durant plusieurs années pour plusieurs médias, notamment l’Agence QMI et Le HuffPost.

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