La loi modifiée, les croisières remettent le cap vers Skagway en Alaska

Après une saison blanche en 2020, Skagway s’attend à retrouver des touristes dans ses rues grâce au retour des navires de croisière. (Claudiane Samson/Radio-Canada)
Le Congrès américain a adopté un projet de loi qui permet aux navires de croisière battant pavillon étranger de se rendre en Alaska depuis un de ses États de la côte ouest sans passer par un port canadien. Cette décision pourrait ramener les touristes dans la petite ville de Skagway après une année et demie d’absence.

« Nous sommes de retour en Alaska » : le site Internet de la compagnie de croisières Princess, du groupe Carnival, n’a pas perdu de temps avant d’ouvrir les réservations pour ses prochains voyages vers l’Alaska.

Dès la fin du mois de juillet et jusqu’à la fin de septembre, les compagnies de croisières du groupe Carnival, l’un des leaders du secteur, seront de retour dans les eaux de l’Alaska.

Kristin Wagner n’en revenait pas. « Il fallait presque se pincer pour y croire », explique la gérante du magasin Duff Backcountry Outfitters, à Skagway. Elle avait presque déjà tiré un trait sur la saison à venir. Elle accueille l’annonce du retour des croisières à bras ouvert.

« Tout est prêt, il ne manque plus que les gens ici », affirme-t-elle.

La seule question restant à régler est l’embauche du personnel. En temps normal, elle embauche de 20 à 30 personnes pour ses quatre boutiques, mais elle ne sait pas encore à quoi ressemblera la saison.

« J’essaye de calmer mon enthousiasme », confie aussi le maire de Skagway, Andrew Cremata.

Voir des touristes revenir en ville sera forcément une bonne nouvelle pour l’économie locale « assez dévastée cette dernière année et demie », dit-il.

« Ça ne sera pas énorme, mais je pense que nous verrons des bateaux et ça sera un beau retour, ne serait-ce que partiel, à la normale. »Andrew Cremata, maire de Skagway

« Il reste beaucoup d’inconnu. Combien de bateaux? Personnellement, je pense que ce ne sera que quelques bateaux par semaine », dit Andrew Cremata.

« Quelle sera la demande? D’habitude, les passagers viennent des États-Unis, du Canada, de Chine, du Brésil, d’Europe, ou d’Australie, mais ça ne sera pas le cas cette année. Ce ne seront que des passagers américains. »

Il se pose une autre question. La demande justifiera-t-elle le nombre de bateaux prévus. « Beaucoup de gens veulent reprendre une vie normale, moi y compris, confie-t-il. Ce ne sont que des spéculations, on en saura plus d’ici quelques semaines. »

Et le Yukon?

Le projet de bulle ne semblait déjà pas dans les plans des autorités de santé yukonnaises, mais l’arrivée des navires de croisière et leurs milliers de passagers ne vont-ils pas briser tout espoir d’une réouverture des frontières avec le Yukon? « Ça ne devrait pas », affirme le maire.

« J’espère que la frontière va rouvrir », dit-il, en précisant qu’elle n’est pour l’instant fermée que jusqu’au 21 juin. Selon lui, croisières ou non, cela ne change pas la donne puisque les compagnies de croisières annoncent qu’elles exigeront de leurs passagers qu’ils soient vaccinés.

« Nous sommes déjà au maximum de la vaccination, ici, à Skagway. Les gens qui descendront des bateaux seront vaccinés, l’équipage sera vacciné. Il ne devrait pas y avoir d’inquiétudes. »Andrew Cremata, maire de Skagway

« Toutes les inquiétudes sont légitimes », reconnaît-il. Mais il n’est pas inquiet. Il espère toujours que Skagway et les Yukonnais se retrouveront dès cet été.

Radio-Canada

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