Des scientifiques découvrent par hasard l’île la plus septentrionale du monde

Des icebergs parsèment les eaux côtières du Groenland. (Andy Clark/Reuters)
Des chercheurs de l’Université de Copenhague viennent de découvrir accidentellement l’île la plus septentrionale du monde. Ce bout de territoire émergé n’apparaissait jusqu’ici sur aucune carte maritime.

Durant une expédition organisée en juillet, des chercheurs ont cru arriver à Oodaaq pour y prélever des échantillons. En fait, l’équipe s’est arrêtée à 780 kilomètres au nord d’Oodaaq, une nouvelle île jusqu’ici inconnue.

Localisée au large du cap Morris Jesup, au nord du Groenland, la terre émergée en question ne porte pas encore de nom. Elle mesure toutefois environ 30 mètres sur 60 et s’élève à trois ou quatre mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle est principalement constituée de monticules de limon et de graviers.

« Ce n’était pas notre intention de découvrir une nouvelle île », a déclaré à l’agence Reuters, Morten Rasch, explorateur polaire et chef du centre de recherche de la station arctique au Groenland. « Nous sommes juste allés là-bas pour collecter des échantillons. Tout le monde était heureux que nous ayons trouvé ce que nous pensions être l’île d’Oodaaq. »

Disparition programmée?

Les chercheurs s’expliquent mal la présence de cette île mystérieuse dépourvue de toute végétation. Certains pensent qu’elle était recouverte par la banquise avant de fondre, tandis que d’autres croient qu’elle aurait été récemment formée par les tempêtes.

Pour plusieurs, ce petit morceau de terre émergé naturellement pourrait bientôt disparaître dans l’océan si elle doit continuer de subir des conditions météorologiques instables. Les scientifiques indiquent que la découverte de l’île n’est pas liée au réchauffement climatique.

Il reste que les bouleversements climatiques ont de nombreuses conséquences en Arctique comme la fonte de la banquise ou le recul des glaciers dus à la hausse des températures. On sait d’ailleurs que la région se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète.

Avec les informations de Reuters

Ismaël Houdassine, Regard sur l'Arctique

Ismaël Houdassine est diplômé en journalisme de l’Université de Montréal. Il commence sa carrière comme reporter et journaliste culturel. Avant de rejoindre l’équipe de Radio-Canada, il a collaboré durant plusieurs années pour plusieurs médias, notamment l’Agence QMI et Le HuffPost.

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