COVID-19 : tour d’horizon de la situation au Nunavut, dans le nord-est canadien

Le Nunavut est encore épargné par la COVID-19. (Claudiane Samson/Radio-Canada)
Parmi les provinces et territoires du pays, le Nunavut est encore à ce jour le seul épargné par la COVID-19.

Pour tenter de préserver sa population de la contagion, le gouvernement a opté pour une approche sévère en multipliant des mesures préventives.

Le Nunavut sur le qui-vive

Le 30 avril, l’inquiétude est montée d’un cran au territoire lorsque le gouvernement a annoncé un tout premier cas de COVID-19, dans la communauté de Pond Inlet.

Après un second test, le cas a finalement été déclaré faux positif. L’équipe d’intervention d’urgence déployée sur place pour effectuer une série de tests de dépistage, entre autres, a pu plier bagage dans les jours qui ont suivi.

Les quelque 1600 habitants de Pond Inlet ont poussé un soupir de soulagement, lundi, lorsqu’ils ont appris que le cas de COVID-19 était en réalité un faux positif. (Chris Wattie/Reuters)
Une approche musclée

Le territoire craint d’être plus durement touché qu’ailleurs au pays si la pandémie venait à gagner ses communautés. Le manque chronique d’infrastructures et de ressources de base est l’une des raisons qui a poussé le gouvernement territorial à adopter une approche rigoureuse.

C’est d’ailleurs à la mi-mars que le territoire et ses municipalités commencent à se mobiliser pour limiter la propagation de la COVID-19. L’état d’urgence sanitaire est déclaré le 18 mars.

Les conseillers municipaux réunis dimanche approuvent l’initiative à l’unanimité. Il s’agit avant tout de décourager les touristes ou les déplacements d’affaires non essentiels.

Le 15 mars, la Municipalité d’Iqaluit a demandé aux non-résidents de ne pas se rendre en ville à moins d’une urgence afin de réduire les risques de propagation de la COVID-19. (Getty Images/iStockphoto / Henry Baillie-Brown)

Les écoles et garderies ferment leurs portes pendant plusieurs semaines et, finalement, les élèves ne retourneront pas à l’école jusqu’à la fin de l’année scolaire. Les enseignants doivent quant à eux préparer des trousses d’apprentissage.

Les habitants du Nunavut qui présentent des symptômes de la COVID-19 et attendent les résultats de leur test de dépistage ont l’obligation de s’auto-isoler pendant 14 jours, sous peine d’une amende.

Les écoles et les garderies du territoire ont fermé leurs portes le 17 mars. (Claudiane Samson/Radio-Canada)
Quarantaines dans le Sud

Depuis le 25 mars, les travailleurs essentiels et les habitants du Nunavut qui ont quitté le territoire, mais qui souhaitent y revenir, doivent se soumettre au préalable à un isolement de 14 jours dans des hôtels désignés par le gouvernement territorial à Ottawa, à Winnipeg, à Edmonton ou à Yellowknife.

Tous les habitants du Nunavut qui quittent le territoire doivent effectuer une quarantaine de deux semaines dans le Sud avant de revenir au territoire. (Claudiane Samson/Radio-Canada)
Pas de déconfinement en vue

Malgré le déconfinement graduel du reste du pays, le gouvernement territorial ne se dit pas prêt à lever certaines restrictions, comme l’interdiction des rassemblements de plus de cinq personnes.

Les habitants du territoire sont toujours priés de respecter les règles de distanciation physique mises en place par le gouvernement territorial. (Marc Godbout/Radio-Canada)
Des Nunavutois solidaires

La pandémie a fait naître des initiatives de solidarité, comme des concerts virtuels ou encore la distribution de petits déjeuners à des enfants d’Iqaluit dans le besoin.

Des couturières de se sont aussi mobilisées pour confectionner des masques non médicaux en tissu pour des municipalités, des centres de santé et des transporteurs aériens.

Le gouvernement du Nunavut a sollicité l’aide de couturières du territoire pour confectionner 5000 masques non médicaux. Sur cette photo : la couturière Marsha Curley, à Arviat. (Photo fournie par Kathy Komakjuak)

Radio-Canada

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