Des scientifiques mettent en place un groupe de travail à Churchill dédié aux bélugas

La majorité des bélugas vivent dans l’Arctique, mais on peut en observer à l’endroit où la rivière Saguenay rencontre le Saint-Laurent, à quelque 500 kilomètres à l’est de Montréal. (Guillaume Lavallée/AFP/Getty Images)
Tous les étés, des milliers de bélugas se rassemblent dans la rivière Churchill au Manitoba. Comme la plupart des recherches sur cette baleine se déroulent au cœur de cet endroit très apprécié par les observateurs de cétacés, les scientifiques ont décidé d’organiser un groupe de travail entièrement consacré aux bélugas.

Le groupe de travail en question compte déjà une vingtaine de membres réunissant des spécialistes de divers horizons aussi bien gouvernementaux qu’universitaires. Il compte des représentants de Parc Assiniboine, de Pêches et Océans Canada, de Polar Bears International, d’Océans Nord, d’Ocean Wise et de l’Université du Manitoba.

Les scientifiques et chercheurs ont ainsi l’occasion de collaborer et de partager le fruit de leurs observations sur les bélugas qui vont de l’étude du comportement aux déplacements, en passant par l’acoustique, la santé et les menaces à leur survie.

Les équipes au Manitoba s’affairent d’abord à mieux connaître cette espèce. Ainsi, les informations recueillies permettront de guider les humains dans leurs activités de manière à assurer la santé des populations de bélugas.

Une santé fragile

Depuis plusieurs années, les capacités de survie des cétacés dans un environnement de bouleversement climatique en Arctique inquiètent les scientifiques. À ce titre, le groupe d’experts a créé un plan qui rend possible le partage des données ou des ressources au profit des scientifiques et des populations de bélugas.

Notons qu’au Québec, la population de bélugas du Saint-Laurent est en voie de disparition et compte moins de 900 individus. Ils se nourrissent de divers poissons et invertébrés en utilisant l’écholocalisation pour trouver leurs proies.

Le WWF explique que trois menaces principales mettent en jeu la pérennité des cétacés : le manque de nourriture adéquate et accessible, la pollution par les contaminants et le bruit maritime et d’autres perturbations humaines.

Ismaël Houdassine, Regard sur l'Arctique

Ismaël Houdassine est diplômé en journalisme de l’Université de Montréal. Il commence sa carrière comme reporter et journaliste culturel. Avant de rejoindre l’équipe de Radio-Canada, il a collaboré durant plusieurs années pour plusieurs médias, notamment l’Agence QMI et Le HuffPost.

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