Le Canada et six autres pays quittent le Conseil de l’Arctique en réaction à l’invasion russe en Ukraine

Sept pays circumpolaires ont déclaré conjointement qu’ils ne participeraient plus aux travaux du Conseil de l’Arctique. (Jouni Porsanger/ministère finlandais des Affaires étrangères)
Pour protester contre la guerre en Ukraine, sept pays circumpolaires ont annoncé leur retrait du Conseil de l’Arctique. Un geste de nature exceptionnel alors que l’Organisme international est présidé par la Russie pour les deux prochaines années.

Le Canada, les États-Unis, la Norvège, l’Islande, la Suède, le Danemark et la Finlande ont déclaré conjointement qu’ils ne participeraient plus aux travaux du Conseil de l’Arctique et n’assisteraient à aucune de ses réunions, jusqu’à nouvel ordre.

À ce titre, aucun des autres États membres ne se rendra en territoire russe pour assister à des travaux préparatoires du Conseil de l’Arctique et de ses organes subsidiaires. Ils accusent Moscou d’avoir enfreint les « principes fondamentaux de souveraineté et d’intégrité territoriale », fondés sur le droit international.

« Compte tenu de la violation flagrante de ces principes par la Russie, nos représentants ne se rendront pas en Russie pour les réunions du Conseil de l’Arctique », indique une déclaration commune de sept des huit États membres du Conseil de l’Arctique.

La prochaine réunion exécutive et plénière avec les hauts fonctionnaires de l’Arctique, les principaux diplomates de chaque pays membre responsables de la coopération, était censée se tenir à Arkhangelsk fin mai. Il en sera probablement de même pour la conférence sur le dialogue avec les territoires arctiques, qui doit se tenir à Saint-Pétersbourg à la mi-avril.

« Nous condamnons l’invasion non provoquée de l’Ukraine par la Russie et soulignons les graves obstacles à la coopération internationale, y compris dans l’Arctique, que soulèvent les actions de la Russie », a ajouté le gouvernement canadien.

Le Conseil de l’Arctique se veut forum intergouvernemental qui se compose de huit États arctiques (Canada, Danemark, États-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Suède, Russie) et de six organisations internationales de peuples autochtones à titre de participants permanents. Son rôle est de discuter des questions d’environnement et de développement.

Un certain nombre d’États ont déjà un statut d’observateurs, c’est le cas notamment de la Chine, de l’Inde, de la France, de l’Allemagne et de la Pologne.

Le haut fonctionnaire chargé de l’Arctique pour la Norvège, Morten Hoglund, a déclaré au Barents Observer que les conséquences sont incertaines. « Il est trop tôt pour en dire plus sur les conséquences à long terme et sur la façon dont cela touchera le leadership norvégien du Conseil de l’Arctique », a-t-il dit.

Avec les informations de Reuters, La Presse canadienne et Barents Observer 

Ismaël Houdassine, Regard sur l'Arctique

Ismaël Houdassine est diplômé en journalisme de l’Université de Montréal. Il commence sa carrière comme reporter et journaliste culturel. Avant de rejoindre l’équipe de Radio-Canada, il a collaboré durant plusieurs années pour plusieurs médias, notamment l’Agence QMI et Le HuffPost.

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