Les leaders du Nord canadien publient leur première déclaration sur les changements climatiques

« Le Nord canadien se réchauffe à un rythme de trois à quatre fois plus élevé que la moyenne mondiale », affirme l’ouverture de la déclaration commune. (Sean Kilpatrick/La Presse canadienne)
Les premiers ministres des trois territoires canadiens et de nombreux leaders autochtones du Nord ont publié pour la première fois une déclaration commune sur les changements climatiques.

Alors que les Territoires du Nord-Ouest font face aux inondations, Caroline Cochrane, leur première ministre, s’est d’abord exprimée. « Je suis de tout coeur avec vous »,  a-t-elle lancé à l’intention des Ténois, avant de s’adresser au gouvernement fédéral. « Prenez le changement climatique au sérieux et envoyez de l’aide, car nous, le Nord, ne sommes pas le plus gros pollueur, mais nous sommes ceux qui en subissent les conséquences. »

« Nous, les leaders du Nord, nous savons que nos voix peuvent se perdre dans la discussion à l’échelle nationale », a-t-elle ajouté, et c’est pour cette raison qu’il faut « présenter un front uni ».

Cette déclaration vise à alerter Ottawa d’une seule voix au sujet des changements climatiques, comme s’y étaient engagées les différentes parties en juin 2019.

Le Nord canadien se réchauffe à un rythme de trois à quatre fois plus élevé que la moyenne mondiale. Ainsi, les collectivités du Nord constatent directement les effets des changements climatiques.Extrait de la Déclaration des leaders du Nord sur les changements climatiques

Selon la déclaration, les territoires font ce qu’ils peuvent pour réduire leurs émissions de carbone, mais la collaboration est essentielle pour atténuer les effets du réchauffement climatique dans le Nord.

Caroline Cochrane, des Territoires du Nord-Ouest, Sandy Silver, du Yukon, et P.J. Akeeagok, du Nunavut, demandent à Ottawa d’investir davantage dans leurs territoires pour contrer les effets des changements climatiques. (Vincent Bonnay/Radio-Canada)

Ensemble, les premiers ministres interpellent le gouvernement fédéral pour qu’il accorde « une attention, un soutien et des investissements accrus » dans plusieurs domaines.

Il s’agit notamment des infrastructures résistant aux changements climatiques, du développement économique, ainsi que de la préservation de l’identité culturelle, de la préparation aux situations d’urgence et des énergies renouvelables.

« C’est difficile d’être une plus petite autorité dans une grande salle, à une grande table. C’est un rendez-vous très important pour nous rassembler et nous accorder sur ces sujets. Maintenant, nous avons l’occasion de parler du changement climatique, d’aller de l’avant, et ce, avec le soutien des gouvernements autochtones aussi, ce qui est très fort », a déclaré le premier ministre du Yukon, Sandy Silver.

« J’exhorte le gouvernement fédéral à travailler en collaboration avec les gouvernements territoriaux et les communautés autochtones du Nord pour que nous soyons prêts à faire face aux changements climatiques et à continuer à soutenir les communautés qui les subissent », a poursuivi le premier ministre Silver.

P.J. Akeeagok, son homologue du Nunavut, estime que ce soutien d’Ottawa est essentiel : « Afin que nous puissions continuer à être les gardiens de notre terre, de notre eau et de notre faune. »

Radio-Canada

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