Une expédition tentera de remonter son véhicule qui a coulé sous les glaces du Nunavut

Un Ford F-150 modifié a coulé à 8 mètres de profondeur après être passé à travers la glace, au nord-ouest de Taloyoak, au Nunavut, le 23 mars 2022. (Emil Grimsson)
Une expédition qui tente de faire le tour du monde en véhicules tout-terrain tentera de remonter à la surface l’un de ses VTT qui a coulé sous la glace, au Nunavut, en mars dernier. Cet effort est notamment en réponse aux inquiétudes d’un groupe de pêcheurs concernant les risques de pollution.

La Transglobal Car Expedition entend parcourir 40 000 kilomètres en passant par les deux pôles. Pour ce faire, l’équipe a conçu des véhicules basés sur le Ford F-150, mais capables d’affronter les conditions extrêmes. Pour les tester, l’équipe avait prévu de rouler 2500 kilomètres entre Yellowknife et l’île Meighan au Nunavut, mais le véhicule a coulé sur la route du retour.

L’Association des chasseurs et trappeurs de Spence Bay de Taloyoak a alors demandé à ce que le véhicule soit sorti de l’eau le plus rapidement possible pour éviter que la faune en pâtisse puisque les bélugas, les narvals, les phoques, les morses et les ombles chevaliers migrent dans cette zone.

Un membre de la Transglobal Car Expedition se tient près de la zone où le véhicule a disparu sous la glace. L’un de ses pneus s’est détaché lorsque celui-ci a sombré. (Emil Grimsson)

L’expédition, qui travaille sur un plan de sauvetage depuis des mois, s’est engagée à récupérer le 1er septembre son véhicule qui se trouve à 8 mètres de fond. « Je pense que ça va marcher », confie Emil Grimsson, l’un des membres de l’équipe, même s’il explique que plusieurs facteurs sont à prendre en compte.

Il faudra que la glace ait fondu, comme c’est normalement le cas à la fin juillet, pour que le bateau puisse arriver sur la zone. Il faudra aussi que le véhicule soit toujours au même endroit et une visite mi-août est prévue pour s’en assurer.

Si tout fonctionne comme prévu, un bateau de recherche arctique, le Martin Bergmann, mènera les opérations.

Un petit bateau sera mis à l’eau, un plongeur descendra pour placer quatre ballons autour du véhicule, puis l’équipe gonflera ces ballons.Emil Grimsson, membre de l'expédition

Une fois à la surface, le véhicule sera soit tiré vers une île où il sera récupéré par une barge, ou bien remorqué en eaux profondes où un navire de transport pourra le sortir de l’eau.

Cette opération coûteuse est assurée par Vasily Shakhnovsky, le milliardaire russe qui mène l’expédition. Celui-ci assure être prêt à dépenser « pas mal d’argent » sans pour autant communiquer de montant.

La Transglobal Car Expedition avait fait parler d’elle avant même son départ, car l’équipe avait atterri à Yellowknife avec deux civils russes à bord, enfreignant les restrictions imposées par le Canada en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Avec les informations de Liny Lamberink

Radio-Canada

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