Nouvelle éruption dans une fissure volcanique près de la capitale islandaise

L’éruption volcanique survenue le 3 août à quelques dizaines de kilomètres de Reykjavik n’a pas manqué d’attirer les curieux, même si les autorités déconseillent fortement de s’approcher du site en raison des émanations de gaz toxiques. (Jérémie Richard/AFP/Getty)
En Islande, une éruption volcanique de faible envergure non loin de la capitale, Reykjavik, est surveillée de près par les autorités, mais ne représente pas de menace à la population ni aux infrastructures du pays, selon le gouvernement.

Le magma a fait surface mercredi peu après 13 h, heure locale, selon l’Institut météorologique d’Islande. La fissure aurait une longueur d’environ 300 m d’après les premières mesures.

Cette éruption est située près du mont Fagradalsfjall sur la péninsule de Reykjanes, la pointe sud-ouest de l’Islande, à quelque 25 kilomètres de la région métropolitaine de Reykjavik.

Une éruption semblable était survenue en mars 2021 dans le même secteur et avait duré environ six mois, attirant son lot de touristes venus admirer les bouillonnements de magma incandescent sorti de terre.

Cette diffusion en direct montre l’éruption en cours.

« L’éruption survient après une activité sismique intense au cours des derniers jours. Elle est considérée comme relativement petite et, en raison de son emplacement, il existe une faible menace pour les zones peuplées ou les infrastructures essentielles », lit-on mercredi dans un communiqué du gouvernement islandais.

« Cependant, il est possible que de la pollution soit détectée en raison de la libération de gaz. Il est donc déconseillé aux personnes de se rendre sur le site de l’éruption. »

Cette éruption n’a pas d’impact sur le trafic aérien, précise le gouvernement.

Les services d’urgence étaient sur place mercredi en fin de journée pour suivre la situation et assurer la sécurité.

Une des premières images de l’éruption volcanique, communiquée par l’Institut météorologique d’Islande. (Icelandic Met Office/Facebook)

« Nous nous attendions à une éruption quelque part dans cette zone depuis le début de la série de tremblements de terre le week-end dernier. Ce que nous savons jusqu’à présent, c’est que l’éruption ne présente aucun risque pour les zones peuplées ou les infrastructures critiques. Nous continuerons bien sûr à suivre de près la situation et maintenant nous profitons également de l’expérience acquise lors de l’éruption de l’année dernière », affirme la première ministre Katrín Jakobsdottir.

Avant l’éruption de 2021, la lave n’avait pas coulé dans le secteur de la péninsule de Reykjanes depuis le 13e siècle, selon les experts.

En avril 2010, l’éruption du volcan Eyjafjöll, dans le sud de l’île, à 130 km de Reykjavik, avait perturbé le trafic aérien pendant des jours en raison de l’immense panache de fumée blanche qui s’était répandu dans l’atmosphère. Cet événement naturel avait coûté quelque 5 milliards de dollars à l’économie mondiale.

L’éruption actuelle ne devrait pas libérer une grande quantité de cendres ou de fumées dans l’atmosphère, selon les autorités.

L’Islande est la plus importante région volcanique d’Europe. Une trentaine de systèmes volcaniques y sont considérés comme actifs. L’île est située sur une dorsale océanique où se rencontrent deux plaques tectoniques. La zone connaît également une forte activité sismique.

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