Les ponts de glace des rivières Peel et Mackenzie touchés par la température

Une température au-delà des normales saisonnières retarde la traversée sécuritaire des ponts de glace de la rivière Peel et de la rivière Mackenzie, aux Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.).
Les élus des communautés et des climatologues craignent d’y voir le signe d’une situation appelée à se normaliser dans les années à venir.
Jason MacNeil, responsable de la région du Beaufort-Delta au ministère de l’Infrastructure des T.N.-O., s’attendait à une gelée tardive des rivières.
Or, les changements des conditions météo rendent difficile l’attribution de dates d’ouverture pour les ponts de glace.
Nos dates d’ouverture sont repoussées de plus en plus tard, indique-t-il.
Les véhicules de moins de 5 tonnes peuvent circuler sur le point de glace de la rivière Peel depuis jeudi, soit trois jours plus tard que la date habituelle des cinq dernières années.
Le pont de glace de la rivière Mackenzie à Tsiighetchic, dont la date habituelle d’ouverture des cinq dernières années est le 2 décembre, est toujours fermé.
Les équipes s’affairent à préparer les équipements, des tarières à glace aux machines de fabrication et d’inondation de la glace, selon ce qu’indique M. MacNeil.
Ce dernier dit avoir bon espoir que les températures froides arriveront sous peu.
Grace Blake, résidente de Tsiighetchic, se dit inquiète de voir peu d’activités sur la route de glace.
Selon elle, au cours des dernières années, les équipes ont dû être particulièrement vigilantes sur la glace en raison des températures élevées, spécialement à la jonction de la rivière Red et de la rivière Mackenzie.
D’après David Phillips, climatologue principal à Environnement et Changement climatique Canada, il n’existe aucun doute quant à la réalité du réchauffement climatique, et les populations devront s’y adapter.
David Phillips ajoute que les mois de septembre, d’octobre et de novembre ont été exceptionnellement chauds cette année, particulièrement aux T.N.-O., ce qui, selon lui, a des conséquences sur la chasse et sur la pêche.
Un degré de plus serait exceptionnel, mais avec trois ou quatre degrés de plus que la normale, nous sommes partis pour battre tous les records des 78 dernières années, affirme-t-il.
Avec les informations de Mike Lapointe
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