Ottawa accélère le processus pour de grands projets d’infrastructures dans l’Arctique

Le gouvernement du Canada annonce le lancement du processus d’inscription de trois grands projets d’infrastructures en tant que « projets d’intérêt national ». Cette démarche, qui s’inscrit dans le cadre de la Loi visant à bâtir le Canada, a pour but de simplifier et de regrouper les autorisations fédérales afin d’accélérer leur réalisation.
Parmi les trois projets à l’étude, deux concernent directement l’Arctique et les régions nordiques : le projet de route de la vallée du Mackenzie ainsi que le projet de route et de port de Grays Bay.
Les projets de route de la vallée du Mackenzie et de route et de port de Grays Bay ont le potentiel de renforcer les corridors de transport et de commerce dans le Nord, de créer de nouveaux débouchés économiques et de soutenir la prospérité à long terme des collectivités du Nord, affirme Rebecca Chartrand, ministre des Affaires du Nord et de l’Arctique et ministre responsable de l’Agence canadienne de développement économique du Nord.

Le troisième projet retenu est le dépôt géologique en profondeur (DGP) pour le combustible nucléaire irradié, situé dans le nord-ouest de l’Ontario.
Améliorer la sécurité et le transport dans le Nord
Désignés comme des priorités d’infrastructures essentielles pour le Canada et le Nord, les projets de la vallée du Mackenzie et de Grays Bay ont pour objectifs d’améliorer la sécurité dans l’Arctique et de renforcer la présence canadienne dans la région, de désenclaver les communautés éloignées et autochtones en améliorant la fiabilité des chaînes d’approvisionnement, l’accès aux services, la qualité de vie et l’abordabilité, de créer des corridors de commerce et de transport afin de connecter les marchandises du Nord aux marchés nationaux et mondiaux et de libérer le potentiel économique régional en permettant l’exploration et l’exploitation de nouvelles ressources naturelles, notamment les minéraux critiques.
Les lacunes en matière d’infrastructure dans le Nord ont trop longtemps été ignorées. Grâce à la Loi visant à bâtir le Canada, notre gouvernement intensifie ses efforts en accélérant les grands projets pour relier les collectivités, réduire le coût de la vie et libérer le plein potentiel du Nord, explique Rebecca Alty, ministre des Relations Couronne-Autochtones. À l’avenir, de véritables consultations et partenariats avec les détenteurs de droits autochtones seront au cœur de notre travail, à chaque étape du processus.

Un cadre réglementaire modifié pour accélérer les chantiers
L’inscription de ces infrastructures sous la Loi visant à bâtir le Canada (sanctionnée en juin 2025) transformerait l’approche réglementaire fédérale.
L’accent ne porterait plus sur la question de savoir si le projet doit aller de l’avant, mais sur la façon dont il sera exécuté.
Selon le Bureau des grands projets (BGP), cette centralisation réduira les risques de retards et de hausses de coûts pour les promoteurs et les investisseurs.
Pour les projets nordiques, cette accélération reste toutefois conditionnelle au succès des étapes d’évaluation des impacts fondées sur les traités et des processus réglementaires territoriaux en vigueur.
L’objectif final est de rendre une décision finale quant à l’inscription officielle de ces projets à l’automne 2026.
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