Le Yukon limite l’usage des appareils mobiles dans les écoles

La nouvelle politique vise à réduire les distractions en classe et à favoriser un meilleur environnement d’apprentissage.(Getty Images/istockphoto/Ridofranz)

De nouvelles normes minimales encadrant l’usage des appareils mobiles par les jeunes dans les écoles entreront en vigueur au Yukon à la rentrée. Les établissements qui imposent déjà des restrictions devront s’adapter et les autorités scolaires pourront adopter des règles plus sévères.

Les téléphones cellulaires et autres appareils mobiles personnels seront interdits toute la journée pour les élèves de la maternelle à la 7e année. Au secondaire, ils seront permis avant et après l’école, ainsi que pendant les pauses et l’heure du repas, mais pas durant les cours.

Selon le ministre de l’Éducation, Scott Kent, cette mesure fait suite à un engagement électoral et à des consultations menées ce printemps auprès du milieu scolaire. Elle vise à réduire les distractions en classe, explique-t-il, et à favoriser un meilleur environnement d’apprentissage.

Le ministre indique que les consultations ont fait ressortir des préoccupations liées à la santé mentale et aux enjeux de confidentialité associés à ces appareils.

« Comme des écoles ont déjà des règles, l’idée était de mettre en place une approche uniforme et d’établir des balises quant aux exigences minimales », souligne le ministre.

Le gouvernement demande aux autorités scolaires de soumettre leur plan de mise en œuvre des exigences minimales d’ici décembre 2026.

D’après lui, l’efficacité de la politique s’observera d’abord au quotidien.

« Si les élèves sont plus attentifs en classe et passent plus de temps avec leurs amis […], ce sera une mesure de succès », affirme-t-il.

Le gouvernement suivra également les effets à plus long terme, notamment sur la réussite scolaire.

Pas assez sévère, selon certains

Pour certaines écoles, la nouvelle politique représente surtout une continuité. C’est le cas à la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY), où l’utilisation des appareils mobiles est déjà encadrée depuis quelques années, indique son directeur général, Marc Champagne.

Les téléphones sont interdits au primaire et ne sont pas permis dans les salles de classe au secondaire.

« La nouvelle politique que le gouvernement du Yukon met en place représente plus ou moins le statu quo. »Une citation de Marc Champagne, directeur général de la Commission scolaire francophone du Yukon

Le principal changement concernera les élèves de 7e année de l’école secondaire CSSC Mercier, qui devront maintenant être inclus dans l’interdiction visant les niveaux du primaire en vertu de la nouvelle politique territoriale.

Lors des consultations gouvernementales, la CSFY avait recommandé d’interdire ces appareils de la maternelle à la 12e année.

Selon lui, une approche territoriale véritablement uniforme aurait nécessité une interdiction à tous les niveaux, puisque les autorités scolaires peuvent choisir d’aller plus loin.

« C’est plus facile si l’ensemble des écoles secondaires appliquent les mêmes normes », souligne-t-il.

La CSFY pourrait serrer la vis, affirme Marc Champagne, mais seulement après avoir évalué la situation et consulté les familles, le personnel et les élèves.

« Un sondage mené par la CSFY au printemps dernier montrait que plus de 85 % des parents ne s’inquiétaient pas d’un encadrement plus strict », ajoute M. Champagne.

Il estime néanmoins que les nouvelles exigences représentent un pas dans la bonne direction.

La politique territoriale fera l’objet d’une révision dans deux ans.

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