Ottawa accorde 3 M$ aux équipes de recherche et sauvetage du pays

Le gouvernement fédéral a annoncé, jeudi, une entente de 3 millions de dollars sur 3 ans avec l’Association canadienne des volontaires en recherche et sauvetage (ACVRS) visant à appuyer un réseau national de milliers de bénévoles qui se mobilisent pour venir en aide aux personnes disparues ou en détresse partout au pays.
L’argent sera distribué parmi les centaines de groupes de recherche et sauvetage au pays, qui rassemblent environ 10 000 bénévoles, selon ce qu’il est possible de lire dans un communiqué de presse publié jeudi.
Ce fonds servira notamment à coordonner un programme d’assurance national pour les bénévoles et à développer des normes nationales de formation en matière de recherche et sauvetage sur terre.
Eleanor Olszewski, ministre de la Gestion des urgences et de la Résilience des communautés, était à Yellowknife, jeudi, pour en faire l’annonce.

Elle dit avoir eu l’occasion de discuter, ces derniers jours, avec des Rangers des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), qui participent à plusieurs activités de recherche et sauvetage dans les communautés.
Cela m’a fait réaliser à quel point l’immensité du territoire, la nature du terrain et l’importance des connaissances locales deviennent essentielles au fur et à mesure que l’on monte vers le Nord, a-t-elle indiqué.
Selon ce qu’a souligné Dyson Smith, commandant principal de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) des T.N.-O., les détachements du territoire ont reçu 23 demandes d’intervention en recherche et sauvetage en 2023, 24 en 2024 et 28 en 2025.
Pour la dernière décennie, le coût annuel moyen des activités de recherche et sauvetage s’élèverait, d’après lui, à 109 000 $.
Les réalités du Nord
Bill Peck, directeur de l’ACVRS aux T.N.-O., affirme que ce nouveau financement permettra d’assurer la stabilité et la continuité des groupes de recherche et sauvetage, et l’habileté de planifier et livrer ce service essentiel à long terme
.

Les T.N.-O., ainsi que toutes les régions nordiques et éloignées, font face à des réalités bien distinctes de celles de plusieurs régions du pays, avec des communautés éloignées et isolées, un environnement rigoureux et des ressources locales limitées, souligne M. Peck.
À l’heure actuelle, l’équipe de recherche et sauvetage de Yellowknife couvre l’ensemble du territoire, et elle collabore avec des organisations et des résidents dans les communautés quand des personnes doivent être secourues.
Cette équipe profitera particulièrement, à son avis, des formations qui, grâce à ce nouveau financement, seront standardisées autour de mêmes normes dans l’ensemble du pays.
Avoir des membres certifiés et formés selon les mêmes normes que partout au Canada permettra de renforcer notre sécurité et nous permettra de travailler en équipe lorsque différentes équipes seront mobilisées sur un même incident, explique-t-il.
Le régime d’assurance contribuera également, selon lui, à offrir une plus grande tranquillité d’esprit aux bénévoles et à leurs proches, tout en facilitant le recrutement de nouveaux membres.
Aux dires de M. Peck, même si tout nouveau bénévole est le bienvenu, l’équipe de Yellowknife n’a jamais eu de difficulté à garnir ses rangs et à fournir ses services de recherche et sauvetage.
À l’heure actuelle, l’équipe dépend entièrement des activités de financement, mises sur pied par les bénévoles, pour mener ses opérations.
À lire aussi :
