La culture inuit au cœur du nouveau centre de rétablissement du Nunavut

Un bâtiment sur le bord de l'eau.
Le centre Aqqusariaq, au Nunavut, est sur le point d’être achevé. Au-delà d’une simple approche clinique, le centre offrira des services adaptés aux besoins des patients inuit. Photo : CBC / Rafael Ferraz

Le centre Aqqusariaq d’Iqaluit, tout premier centre de traitement des traumatismes et des dépendances au Nunavut, offrira un programme de guérison axée sur les Inuit, selon ce qu’a indiqué sa directrice générale, Annie Aningmiuq.

Le nouvel établissement, qui est toujours en construction, offrira une programmation en nature et des ateliers de fabrication d’outils de chasse traditionnels et disposera d’une salle culturelle avec des machines à coudre, selon la directrice générale.

Nous, les Inuit, nous avons nos propres manières de guérir, ainsi que nos propres croyances et pratiques culturelles, que nous croyons essentielles, souligne Annie Aningmiuq.

Elle dit avoir bon espoir que l’établissement de 24 lits permettra aux Nunavummiut d’accéder à des soins sans avoir à quitter le territoire.

Cela peut réellement isoler les individus, qui doivent laisser leur famille, leur communauté, leur culture [et] leur langue derrière eux, explique Annie Aningmiuq.

Portait d'Annie Aningmiuq.
Annie Aningmiuq, directrice générale du centre de rétablissement Aqqusariaq, à Iqaluit, a auparavant occupé le poste de présidente de Nunasi, une organisation de propriété inuit d’aide au développement d’entreprises. Photo : Radio-Canada / CBC/Radio-Canada

Elle dit se concentrer actuellement sur le recrutement et sur l’ouverture rapide du centre.

Le centre Aqqusariaq est attendu depuis plusieurs années : les gouvernements fédéral et territorial, ainsi que Nunavut Tunngavik Inc (NTI), l’ont annoncé en 2019.

Sa construction a débuté en 2023 avec une enveloppe budgétaire de 83,7 millions de dollars, mais les travaux ont été retardés.

La date d’ouverture n’a pas encore été fixée, selon Annie Aningmiuq.

La conseillère municipale Amber Aglukark dit constater un besoin pour des options de traitement à Iqaluit et dans le territoire. Elle souligne également l’importance d’avoir des soins adaptés aux Inuit.

La guérison est une si belle sensation lorsqu’on commence à voir la dynamique que l’on a su enclencher soi-même. Faites le premier pas, et vous serez les premiers surpris, dit Mme Aglukark.

Annie Aningmiuq explique de son côté avoir accepté la direction générale en réalisant l’importance de ce service pour les Inuit et leurs communautés.

Sur une note très personnelle, je crois que, étant Inuit, nous connaissons tous quelqu’un qui a été affecté par des dépendances et des traumatismes, indique-t-elle. Ce sont les membres de nos familles, nos collègues, ce pourrait être nos amis. Je voulais vraiment travailler avec Aqqusariaq pour aider nos communautés à guérir.

Avec les informations de Mah Noor Mubarik

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