La cheffe de la Première Nation Kátł’odeeche annonce sa démission

Elaine Auger, cheffe de la Première Nation Kátł’odeeche, aux Territoires du Nord-Ouest, a annoncé mercredi sa démission, montrant du doigt des allégations de harcèlement et de harcèlement sexuel au sein de l’organisation, y compris des allégations de harcèlement sexuel impliquant un conseiller élu.
Je ne peux plus continuer à occuper le poste de cheffe tout en étant témoin de circonstances qui, à mes yeux, ne respectent pas les exigences d’intégrité, de responsabilité et de respect qu’impose le leadership, déclare Mme Auger dans une lettre non datée et non signée, publiée mercredi après-midi sur la page Facebook de la Première Nation.
On peut y lire que la cheffe, qui a été élue en décembre 2024, sera en poste jusqu’au 25 septembre.
Sa démission survient à quelques jours de l’Assemblée dénée, qui commence mardi prochain dans la Première Nation Kátł’odeeche.
Mme Auger affirme qu’un membre du conseil fait face à des allégations de harcèlement et de harcèlement sexuel.
Sans donner de détails sur ces allégations, et soulignant qu’elles doivent être traitées dans le cadre d’un processus équitable
, elle soutient qu’elles ont une incidence sur les femmes de la communauté.
Aucune femme ne devrait sentir que de s’exprimer à propos d’une inconduite entraînera des représailles, de l’intimidation, de l’isolement et du dénigrement, affirme Elaine Auger, cheffe de la Première Nation Kátł’odeeche.
La cheffe déplore également des attaques verbales que certains employés auraient subies de la part de membres de la communauté.
Le désaccord fait partie de la gouvernance. Les attaques personnelles, l’intimidation et le manque de respect sont des modes de communication qui ne devraient jamais être acceptés, écrit-elle.Aînés, chefs, conseillers, employés et membres de la communauté doivent respecter des standards qui protègent la sécurité et la dignité d’autrui.
Elaine Auger affirme que sa démission lui fait subir des conséquences personnelles considérables
, mais elle estime qu’elle s’imposait pour affirmer ses valeurs dénées.
Je ne participerai pas à l’abus, à l’intimidation ou au dénigrement d’employés ou de membres de la communauté. Je n’accepterai pas une culture où l’on attend des femmes qu’elles restent silencieuses lorsqu’elles subissent un manque de respect ou du harcèlement, lit-on également dans le message.Et je ne compromettrai pas ma propre intégrité simplement pour conserver une position de leadership.
À lire aussi :
