L’étendue des glaces de mer de l’Arctique la plus restreinte pour un mois d’avril

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Dans son dernier rapport climatique mensuel, l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA) a conclu que l’étendue des glaces de mer dans l’Arctique durant le mois d’avril était inférieure d’environ 8 % à la moyenne de la période 1981-2010. (Mario De Ciccio/Radio-Canada)
L’étendue des glaces de mer dans l’Arctique en avril 2019 a été la plus faible jamais enregistrée durant un mois d’avril, selon de récentes données de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA).

Dans son dernier rapport climatique mensuel, rendu public lundi, l’agence fédérale américaine a conclu que l’étendue de glace de mer de l’Arctique durant le mois d’avril était inférieure de 8,4 % à la moyenne de la période 1981-2010. Les scientifiques de la NOAA ont commencé à collecter des données annuelles sur l’étendue des glaces de mer en 1979.

La superficie totale avoisinait les 13,5 millions de km2 en avril 2019, selon le Centre national de données sur la neige et la glace, aux États-Unis.

Les scientifiques attribuent cet état des lieux à une baisse d’environ 50 % de la superficie des glaces dans la mer d’Okhotsk, située à l’est de la Russie. L’étendue de glace de mer était inférieure à la moyenne pour la période 1980-2010 dans la baie de Baffin (nord-est du Canada), dans la mer de Béring (entre la Russie et l’Alaska) et dans la mer de Barents (nord de la Russie et de la Norvège).

La situation était également préoccupante en Antarctique, où l’étendue des glaces de mer atteignait la troisième position la plus faible jamais enregistrée pour un mois d’avril.

Plusieurs scientifiques s’inquiètent d’un recul de la couverture des glaces de mer dans l’Arctique, puisqu’il contribue à la réduction de l’effet albédo, un phénomène qui permet de mesurer la capacité d’une surface terrestre à refléter la lumière et la chaleur. La hausse des températures limite notamment la réflexion des rayons du soleil sur les glaces polaires.

Hausse des températures

Le rapport de la NOAA montre par ailleurs que les températures étaient particulièrement élevées au Groenland, dans les pays scandinaves et dans la mer de Barents.

Les conclusions des scientifiques sont tout aussi alarmantes dans l’ensemble du globe, où le mois d’avril s’est classé au deuxième rang des mois d’avril les plus chauds (derrière avril 2016) depuis le début des relevés annuels de températures, en 1880.

En février, des rapports indépendants de la NASA et de la NOAA ont conclu que l’année 2018 figurait en quatrième position des années les plus chaudes depuis 1880.

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