Immigration francophone: des services centralisés dans la capitale des Territoires du Nord-Ouest

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Tous les services aux immigrants francophones seront centralisés dans un seul bâtiment de Yellowknife, la capitale des Territoires du Nord-Ouest, à compter du mois de septembre. (William Desaulniers/Radio-Canada)
La centralisation des services dans un même édifice au centre-ville de Yellowknife, dans l’Arctique canadien, facilitera l’intégration des immigrants.

Dès cet automne, les immigrants francophones aux Territoires du Nord-Ouest pourront retrouver tous les services dont ils ont besoin au rez-de-chaussée de l’édifice Diamond Plaza, situé sur l’avenue Franklin de Yellowknife, aux Territoires du Nord-Ouest.

La Fédération franco-ténoise (FFT) et le Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDÉTNO) ont reçu une subvention de 185 000 $ d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada pour créer un centre de services intégrés. Cette somme est prévue pour un projet d’un an. Or, la subvention sera versée en fonction du nombre de mois que le service sera en activité. L’ouverture du centre de services est prévue début septembre et le projet-pilote se poursuivra jusqu’au 31 mars 2020.

Du financement additionnel a été réclamé pour les cinq années suivantes d’opération du projet.
Le CDÉTNO et la FFT seront cosignataires du bail des nouveaux locaux, situés sur le même étage que les bureaux du CDÉTNO.

Une centralisation réclamée

Dans ce centre de services, on retrouvera l’évaluation des besoins, l’aide pour l’établissement et l’intégration, des services pour la recherche d’emploi et l’offre de conseils pour le logement. Tous ces services sont actuellement prodigués dans trois lieux distincts.

De la formation linguistique pourra aussi être offerte sur place.

Annik Théberge est coordonnatrice du Réseau en immigration francophone (RIFTNO) et de Communauté francophone accueillante. Elle est à l’emploi de la FFT et offrira ses services cet automne à la Diamond Plaza.

« Les gens vont se présenter pour être dirigés vers les ressources, explique-t-elle. Nous allons évaluer leurs besoins, leur situation, et leurs atouts aussi, parce qu’ils ont des choses à apporter. Ils seront ensuite référés à un collègue qui les aidera pour l’employabilité, pour l’inscription des enfants à l’école, pour faire un curriculum vitae, etc. »

Mme Théberge souligne que cette centralisation des services a été fortement réclamée par les immigrants, selon ce qu’en indiquent les travailleurs du secteur. Un constat similaire a aussi été fait lors de la recherche en vue de l’élaboration du plan stratégique du Partenariat local en immigration de Yellowknife.

« Il a été dit que certains services ne sont pas visibles, précise Mme Théberge, qu’ils sont difficiles à trouver. »

Elle ne s’avance pas à prédire si le Centre des Services intégrés contribuera à la rétention des immigrants, mais elle assure qu’il facilitera leur intégration et leur permettra de trouver des services dont ils ignorent l’existence.

« Ça sera bon pour le bienêtre des immigrants, dit Annik Théberge, mais aussi pour les travailleurs en immigration. Ça les aidera à se recommander des clients, à discuter de projets et à se concerter, à éviter le dédoublement de tâches. »

« Établir les termes de références »

Au personnel déjà en place à la FFT et au CDÉTNO, se joindra un coordonnateur qui assurera la cohésion des différents services et s’occupera des communications à l’interne et à l’externe.

Un comité-conseil sera créé. Le directeur général du CDÉTNO, François Afane, fera partie de ce comité, tout comme son homologue de la FFT, Linda Bussey, qui souhaite y voir siéger des représentants du gouvernement, de l’éducation francophone et postsecondaire.

« La priorité, signale Mme Bussey, est d’établir les termes de références, c’est-à-dire le rôle, la composition et le mandat du comité, les règles, le nombre de rencontres, etc. »

Les locaux, précise M. Afane, ont été choisis pour leur capacité à éventuellement accueillir tous les services d’immigration de Yellowknife, quelle que soit la langue de service.

On retrouve ce modèle de centre de services intégrés multilingue à différents endroits au Canada, dont à Regina, en Saskatchewan.

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Denis Lord, L'Aquilon

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